
COLLOQUE : HELSINKI, 22 OCTOBRE 2009
Eduskunta, Helsinki, jeudi 22 octobre 2009
Parlement finlandais

L'Assemblée européenne de sécurité et de défense (AESD) a tenu un colloque à Helsinki intitulé : « Vers un nouveau concept de sécurité pour l'Europe ? ». Au cours de ses deux séances ayant pour thème : « Les défis à la sécurité européenne et les réponses des organisations internationales » et « Combler les lacunes : Avons-nous besoin d'une nouvelle architecture de sécurité ? », les participants ont examiné les défis sécuritaires auxquels l'Europe est actuellement confrontée et les propositions formulées en mai 2008 par le Président russe Dmitri MEDVEDEV en vue de doter l'Europe d'une nouvelle architecture de sécurité.
Le colloque s'est déroulé dans l'enceinte du Parlement finlandais (Eduskunta) à l'invitation de la délégation finlandaise auprès de l'Assemblée. Parmi les orateurs et les participants figuraient de nombreux membres de l'Assemblée, ainsi qu'une importante délégation russe, conduite par Alexander TORSHIN, Premier vice-président du Conseil de la Fédération, et des représentants de l'Assemblée de la CEI, spécialistes des questions civiles et militaires, ainsi que des représentants des gouvernements et des universitaires.
Seppo Kääriäinen, Premier vice-président de l'Eduskunta
Les participants ont été accueillis par M. Seppo KÄÄRIÄINEN, Premier vice-président de l'Eduskunta, qui a souligné que ce débat sur un nouveau concept de sécurité pour l'Europe venait à son heure, car la Finlande avait récemment fait le bilan de sa politique de sécurité et de défense et le Parlement finlandais avait approuvé un Livre blanc sur la sécurité et la défense. Il a expliqué que la politique de sécurité de la Finlande reposait sur le principe de la défense du pays tout entier et que la conscription serait maintenue. La Finlande prend une part active à la PESD et entend continuer d'être un acteur dynamique en matière de sécurité au sein de l'UE. La relation triangulaire UE-OTAN-Russie est cruciale et la Finlande pourrait jouer un rôle déterminant pour améliorer la coopération dans ce domaine.

Le Président Robert Walter
M. Robert WALTER, Président de l'Assemblée européenne de sécurité et de défense (AESD)/Assemblée de l'UEO, a remercié les organisateurs et les participants. Il a fait le point sur les avancées récentes vers la création d'une nouvelle architecture européenne de sécurité, en insistant sur le rôle important joué par la Russie et sur la réaction de l'Europe à la proposition russe. L'histoire récente, a-t-il dit, a prouvé que l'équilibre des forces n'était pas suffisant pour garantir une sécurité durable : la démocratie et les droits de l'homme ont aussi leur importance. Ce qu'il nous faut, c'est un « Helsinki plus », non un « Helsinki moins » qui ne s'intéresserait qu'à la sécurité « dure ». Nous visons un espace qui devrait apparaître comme notre « voisinage commun » et non comme « l'étranger proche » de quiconque, qui devrait être un espace ouvert à la coopération, non le champ clos des rivalités. Il faut certes développer des concepts de sécurité plus larges, mais il faut aussi se pencher sur les conflits dits gelés. « Nous devons nous asseoir tous ensemble autour d'une table et résoudre ces conflits avant de pouvoir envisager de créer de nouvelles institutions. Sinon, nous ne ferons que transférer ces dossiers sur une autre table sans rien régler, en donnant faussement l'impression de déployer une intense activité, mais en fait nous n'aurons pas fait grand-chose », a-t-il conclu.

Mme Tuija Nurmi, présidente de la délégation finlandaise à l'AESD
Mme Tuija NURMI, présidente de la délégation finlandaise à l'AESD, a évoqué l'interdépendance entre l'Europe et la Russie, qui représente à ses yeux un premier jalon important pour la sécurité européenne. La région arctique a aussi des implications évidentes pour la politique européenne, notamment dans les domaines du changement climatique, de l'énergie, de la logistique et de la concurrence entre les Etats. Il n'y a pas eu suffisamment de consultations ou de discussions sur la construction d'un gazoduc dans la mer Baltique : une analyse de la situation s'impose car ce projet affectera la stabilité de la région et de l'Europe tout entière.

M. Jyri Häkämies, Ministre de la défense
M. Jyri HÄKÄMIES, Ministre de la défense de la Finlande, a mis l'accent sur quatre grands dossiers : la crise financière - actuellement le plus grand défi mondial, la sécurité énergétique, l'importance du Grand Nord pour l'Europe et la politique de sécurité finlandaise. La position de la Finlande n'a pas varié : elle reste non alignée sur le plan militaire, bien qu'elle coopère avec l'OTAN et joue un rôle actif dans le cadre de la PESD. Le ministre a également répondu aux questions posées par les membres de l'Assemblée sur divers sujets tels que le gazoduc North Stream, l'adhésion de la Finlande à l'OTAN et l'opinion publique finlandaise.
Les défis à la sécurité européenne et les réponses des organisations internationales

M. Paavo Lipponen
M. Paavo LIPPONEN, ancien Premier ministre et ancien Président du Parlement finlandais, a déclaré que la Finlande était fière de la politique étrangère et de sécurité qu'elle a menée depuis la Seconde guerre mondiale, qui a été une politique de survie. La Finlande est bien placée, a-t-il ajouté, pour jouer un rôle constructif en vue de renforcer la coopération de l'UE avec la Russie. Elle a adhéré à l'UE en partant de l'hypothèse que tous ses membres travaillent de concert sur un pied d'égalité et sont prêts à renforcer la PESD en participant activement aux opérations de gestion des conflits. Il a souligné la nécessité d'une Union européenne plus forte. L'UE a besoin d'arrêter des choix concrets et des politiques inclusives (solidarité en matière d'énergie, changement climatique, politique étrangère, droits de l'homme, partenariat avec la Russie). La Russie est un partenaire stratégique pour l'Europe et la coopération entre elles doit aussi être axée sur les défis à long terme.

M. Timo Kantola, Ministère des affaires étrangères de Finlande
M. Timo KANTOLA, Directeur de l'Unité de la Politique de sécurité au ministère des affaires étrangères de la Finlande, a rappelé que les propositions russes sont actuellement en discussion au sein de l'OSCE dans la foulée de sa réunion tenue à Corfou en juin dernier. Il a fait remarquer que la proposition russe n'avait reçu qu'un accueil assez tiède et n'avait pas été considérée comme une option réaliste dans le débat en cours. En effet, les organisations européennes actuelles fonctionnent bien et les principes de l'OSCE peuvent être développés à tout moment (« Helsinki plus ») : il n'y a donc aucune raison de vouloir en changer. De plus, la crise géorgienne a montré qu'il était plus important de respecter les engagements existants que d'en créer de nouveaux. Par ailleurs, M. Kantola a estimé que le processus de Corfou lancé par l'OSCE avait pris un bon départ mais ne devait pas pécher par excès d'ambition. La participation de l'UE à ce processus, qui a des incidences sur le débat PESC/PESD, est essentielle. Il est indispensable de travailler plus efficacement pour prévenir les conflits et réagir face aux crises, et la Russie doit être associée aux discussions. Le paramètre essentiel pour la réussite du dialogue avec la Russie est la confiance, mais la crise géorgienne est un important facteur de défiance. L'OSCE n'a pas eu d'autre choix que clore sa mission en Géorgie. La mission d'observation de l'UE se poursuit, mais ne peut travailler de façon pleinement satisfaisante.

M. Andreï Rudenko, OSCE
M. Andreï RUDENKO, Premier conseiller en matière de planification à l'OSCE, a présenté les diverses discussions en cours dans le sillage des propositions russe et française d'ouverture d'un nouveau dialogue sécuritaire en Europe. Une Europe entière, libre et en paix avec elle-même reste un objectif à atteindre. L'OSCE a donné le coup d'envoi au dialogue lors de sa réunion de Corfou en juin 2009. L'OSCE dispose d'atouts évidents pour débattre ces questions : avec ses 56 Etats membres, elle n'exclut personne. Elle est exhaustive puisqu'elle couvre les aspects politico-militaires, économiques et humains ; enfin, elle dispose d'une expérience et d'un acquis essentiels pour aborder de tels sujets. Ce qui ne l'empêche pas de prendre en compte les contributions des autres organisations internationales. A cet égard, le présent colloque est particulièrement opportun. Le processus de Corfou a déjà donné lieu à cinq séances de travail et cinq autres sont prévues. Dans ce cadre, toutes les questions controversées devront faire l'objet d'une discussion franche. Faire avancer ce dialogue, c'est se donner un outil efficace pour bâtir la confiance en Europe. L'élaboration d'un nouveau concept de sécurité pour l'Europe risque d'être un processus de longue haleine.

Dans le débat très animé qui a suivi, des questions ont été posées sur la Géorgie (M. Alexander TORSHIN, Russie), l'érosion du régime FCE (M. Andras György EDLER, Roumanie), l'avenir de l'OSCE et son fonctionnement interne (M. Paul WILLE, Belgique, et Lord ANDERSON OF SWANSEA, Royaume-Uni), le projet NABUCCO et les négociations sur la limitation des armements entre les Etats-Unis et la Russie (M. Hakki KESKIN, Allemagne), les négociations d'adhésion de la Turquie à l'UE et le rôle stratégique de ce pays dans le domaine de l'énergie (M. Zmago JELINCIC PLEMENITI, Slovénie), la dimension humaine de la sécurité et l'immigration clandestine (M. Giacomo SANTINI, Italie), les relations transatlantiques (Mme Betty WILLIAMS, Royaume-Uni), le Traité sur la sécurité européenne proposé par le Président MEDVEDEV et les moyens d'organiser la coopération concrète entre l'OSCE, l'UE et l'OTAN (M. Franz-Eduard KÜHNEL, Autriche), et la cohérence des politiques de l'UE et de l'OTAN (M. Leon KIERES, Pologne).

M. Alexander Torshin, Premier
vice-président du Conseil de la Fédération
M. Alexander TORSHIN, Premier vice-président du Conseil de la Fédération et Président de la délégation russe à l'Assemblée, a présenté la position de la Russie sur une nouvelle architecture de sécurité pour l'Europe telle qu'elle a été proposée par le Président Medvedev. Le dialogue multilatéral lancé notamment lors des réunions de l'OSCE à Vienne et à Corfou en juin dernier et au cours de la dernière réunion du Conseil OTAN-Russie montre que cette question suscite un réel intérêt des dirigeants européens.
La Russie ne cherche pas à privilégier certains aspects de la sécurité au détriment des autres ; elle envisage au contraire une approche complexe de la sécurité visant à faire disparaître les menaces militaires mais aussi à promouvoir la résolution des conflits en garantissant la sécurité énergétique et en s'attaquant aux problèmes du terrorisme international et de la prolifération des armements ainsi qu'aux trafics d'êtres humains et de drogues en Europe. Pour ce qui est de la sécurité « dure », le principe fondamental de l'indivisibilité de la sécurité dans la zone euro-atlantique n'est pas appliqué à l'heure actuelle ; c'est pourquoi, dans l'optique russe, il faudrait un nouveau traité proposant une approche fédératrice qui permette de surmonter les divisions au sein de la zone euro-atlantique allant de Vancouver à Vladivostok.
Il convient également, a-t-il souligné, d'évacuer les stéréotypes et les idéologies, et d'établir en bonne logique un parallèle entre les discussions sur un futur traité sur la sécurité européenne et l'élaboration de nouveaux concepts stratégiques pour l'OTAN. Il a fait sienne la proposition de M. Rogozin d'organiser un tour de table sur un futur traité lors du prochain Conseil OTAN-Russie. Il a souligné aussi l'importance de la dimension parlementaire des discussions, tout en encourageant un débat interdisciplinaire avec les experts, les gouvernants et les universitaires, entre autres. Il a approuvé la proposition de tenir une conférence internationale sur l'avenir de la sécurité européenne réunissant les dirigeants de toutes les organisations internationales actuellement compétentes en matière de sécurité dans la zone euro-atlantique. Enfin, il a suggéré la création d'un groupe de travail conjoint avec l'Assemblée.

Mme Oksana Antonenko, IISS, Londres
Mme Oksana ANTONENKO de l'Institut IISS à Londres a fait des observations sur l'ambivalence qui entoure la proposition de nouvelle architecture de sécurité et sur la date « surprenante » choisie pour rouvrir le débat à ce sujet. Il est étonnant que ces discussions aient lieu à un moment où les institutions ont perdu de leur importance par rapport aux efforts et à la capacité politique des Etats à régler les problèmes contemporains comme le Moyen-Orient, l'Afghanistan et le dossier de la non-prolifération nucléaire. Le fait que ces discussions aient lieu en pleine crise financière, quand les budgets de défense ont subi des baisses importantes et risquent encore d'être amputées, ne laisse pas moins perplexe.
Elle réclame des éclaircissements sur la nouvelle proposition et insiste pour qu'il soit fait une distinction très nette entre l'idée d'un traité sur la sécurité européenne et d'une architecture européenne de sécurité. Elle pense que la Russie défend l'idée d'un traité de sécurité, d'un document contraignant définissant des règles de comportement. Il est important de préciser ce que l'on recherche : un document de type Helsinki II ou Helsinki plus, ou de nouvelles idées sur la manière d'intégrer la Russie dans le système de sécurité euro-atlantique ?
D'après elle, la Russie avance plusieurs propositions comme perpétuer le statu quo (stopper l'élargissement de l'OTAN), en finir avec le Traité sur les Forces conventionnelles en Europe et négocier un nouveau document, se pencher sur les principes d'intégrité territoriale et d'auto-détermination en vue d'obtenir un parallélisme entre le Kosovo et l'Ossétie du Sud, placer l'OTAN et l'Organisation du Traité de sécurité collective sur un pied d'égalité dans le paysage de la sécurité européenne, et déplacer le centre d'intérêt de l'OSCE de la dimension humaine vers la sécurité et la prévention des conflits.
En dépit de ses doutes, elle pense que la création d'un système de défense vraiment intégré, incluant la Russie, pourrait générer de vraies opportunités. Cependant, elle constate que la Russie et l'Occident ont peu de domaines de convergence et que la poursuite d'objectifs différents fait courir à la catastrophe.
C'est pourquoi elle propose de se saisir de la proposition du Président Medvedev tout en évoluant vers une « horticulture » de sécurité en pariant sur une croissance de la capacité de la Russie et d'autres pays de la communauté euro-atlantique élargie à régler les problèmes de sécurité et à développer une culture de sécurité coopérative. Ce ne sont pas les institutions mais les gens qui doivent être capables de coopérer et de résoudre les problèmes en réfléchissant différemment dans des domaines d'intérêt commun comme l'Afghanistan et les conflits gelés.

M. Pal Dunay, Centre de politique de sécurité, Genève
M. Pal DUNAY, du Centre de politique de sécurité de Genève, souligne que les pays européens sont dans leur majorité satisfaits de l'actuelle architecture européenne de sécurité et que ceux qui veulent la modifier sont en minorité.
D'après lui l'initiative du Président Medvedev dissimule un certain nombre d'objectifs comme le maintien du statu quo politique, notamment dans l'ancienne sphère soviétique, ce qui permettrait de répondre aux inquiétudes de la Russie devant les changements qui se produisent dans l'architecture européenne de sécurité, et d'amorcer de nouvelles discussions sur les fondements de cette architecture. Le calendrier de cette proposition est conçu entre autres pour tester les réactions des partenaires de la Russie et pour illustrer les carences du monde unipolaire de la dernière décennie. Les objectifs stratégiques majeurs de la Russie sont d'arrêter l'avancée de l'Occident à l'Est, de légitimer les organisations nées dans l'espace postsoviétique (CEI, OTSC, OSC), de modifier au sein de l'OSCE l'équilibre « soft-hard » de la sécurité et de réamorcer le contrôle des armements en Europe.
Il affirme que la proposition du Président Medvedev donne la préférence à un ensemble de principes juridiques internationaux au détriment d'autres, comme le droit à l'autodétermination et le respect des droits de l'homme. Il pense que la proposition russe veut infléchir ces principes internationaux et revenir six décennies en arrière. Il craint aussi que les efforts visant à légitimer certaines organisations datant de l'ère postsoviétique (CEI, OTSC, OSC) pourraient conduire à l'émergence d'un système de sécurité européenne bipolaire et asymétrique.
Cependant, il note que la position très radicale adoptée par le Président Medvedev dans son premier discours sur une nouvelle architecture européenne de sécurité à Berlin en juin 2008 a cédé la place à des objectifs plus réalistes de relance de l'OSCE et du contrôle des armements en Europe.
M. Dunay plaide pour un nouveau climat fondé sur un esprit de coopération qui pourrait naître des discussions entre l'Occident et la Russie sur une nouvelle architecture européenne de sécurité. Pour la Russie, l'aboutissement de ces discussions serait une réussite dont elle pourrait s'attribuer le mérite, tandis que leur échec serait simplement imputable au manque de volonté de l'Occident d'entamer de tels pourparlers.
Pendant le débat qui a suivi, des questions ont été soulevées sur l'amélioration des relations entre l'UE et la Russie (M. Yves POZZO DI BORGO, France), sur un nouveau Traité européen de sécurité et sur le Haut Karabakh (Dr Hakki KESKIN, Allemagne et M. Franz-Eduard KÜHNEL, Autriche), sur la Géorgie et le Traité de Lisbonne (Lord ANDERSON OF SWANSEA, Royaume-Uni).

M. Gerd Höfer, rapporteur pour la Commission politique
Dans ses conclusions, le rapporteur pour la Commission politique, M. Gerd HÖFER, a déclaré que la proposition du Président Medvedev était révélatrice d'une préoccupation croissante de la Russie, qui considère que sa position est largement ignorée, et d'un regain d'assurance de Moscou. La Russie veut modifier trois tendances qu'elle juge menaçantes pour ses intérêts sécuritaires : aucun pays ne doit garantir sa sécurité au détriment d'un autre pays, les alliances militaires et les coalitions de volontaires qui sapent l'unité de l'espace de sécurité commun doivent être interdites, et il ne faut tolérer aucune expansion d'alliances militaires qui menacerait la sécurité d'autres parties au nouveau traité.
Les propositions russes ont été accueillies généralement avec un certain scepticisme. Leurs détracteurs estiment qu'elles visent à susciter des incertitudes sur la légitimité, l'efficacité et la crédibilité des institutions existantes, et à limiter la dimension des droits de l'homme de l'OSCE que la Russie considère comme biaisée et partiale. Certains pensent que le but de ces propositions est d'interdire tout nouvel élargissement de l'OTAN afin la Russie puisse tenir la dragée haute aux Etats-Unis et conserver son influence sur ce qu'elle considère comme son voisinage propre. Le rapporteur estime que ces critiques vont s'avérer infondées dans le proche avenir. La Russie reste hésitante sur le rôle géopolitique qu'elle souhaite jouer.
En ce qui concerne les institutions et leur configuration, le lien transatlantique est essentiel et doit être préservé ; néanmoins la domination d'un Etat sur les autres mérite d'être examinée. La politique étrangère du Président Obama est prometteuse à cet égard. Le Président Medvedev serait bien inspiré de revoir en profondeur la politique étrangère de la Russie. Son implication dans des conflits gelés à proximité de ses frontières n'est pas constructive et soulève de vives inquiétudes. Il appartient à la Russie de décider si elle veut faire partie d'une communauté euro-atlantique élargie de démocraties modernes et de sociétés ouvertes. Les questions institutionnelles ne pourront être traitées que dans la foulée.
Vers un nouveau concept de sécurité pour l'Europe ?
Eduskunta, Helsinki, jeudi 22 octobre 2009
Jeudi 22 octobre
8.30 |
Ouverture des inscriptions |
9.30 |
Ouverture du colloque :
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Discours principal :
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11.00 |
Séance du matin: Les défis à la sécurité européenne et les réponses des organisations internationales Table ronde :
Débat |
13.00 |
Conférence de presse |
13.30 |
Déjeuner |
14.30 |
Séance de l'après-midi : Combler les lacunes : Avons-nous besoin d'une nouvelle architecture de sécurité ? Table ronde :
Débat |
16.00 |
Conclusions de Gerd HÖFER (Allemagne, Groupe socialiste), rapporteur |
16.30 |
Réunion de la Commission de défense (auditorium du Parlement) |
Départ des participants |
ORATEURS
Mme Oksana ANTONENKO, IISS, Londres
M. Pal DUNAY, Directeur, Centre de politique de sécurité, Genève
M. Jyri HÄKÄMIES, Ministre de la défense, Finlande
M. Gerd HÖFER, (Allemagne, Groupe socialiste), rapporteur
M. Seppo KÄÄRIÄINEN, Premier vice-président du Parlement finlandais
M. Timo KANTOLA, Directeur de l'Unité pour la politique de sécurité, Ministère des affaires étrangères, Finlande
M. Johannes KOSKINEN, Vice-Président du Parlement finlandais
M. Paavo LIPPONEN, ancien Premier Ministre and et ancien Président du Parlement, Finlande
Mme Tuija NURMI, Présidente de la délégation finlandaise
M. Andreï RUDENKO, Premier conseiller en matière de planification, OSCE
M. Alexander TORSHIN, Premier vice-président du Conseil de la Fédération, Président de la délégation russe à l'AESD/Assemblée de l'UEO
M. Robert WALTER, Président de l'Assemblée européenne de sécurité et de défense/Assemblée de l'UEO
PRESIDENTS ET MEMBRES DES COMMISSIONS DE DEFENSE, DES AFFAIRES ETRANGERES ET DES AFFAIRES EUROPENNES
M. Pertti SALOLAINEN, Président de la Commission des affaires étrangères, Finlande
MEMBRES DE L'ASSEMBLEE
M. Ulrich ADAM, Allemagne
Mme Genoveva ALEKSIEVA, Bulgarie
Lord ANDERSON of SWANSEA, Royaume-Uni
M. Laurent BETEILLE, France
M. Hubert DEITTERT, Allemagne
Mme Josette DURRIEU, France
M. Detlef DZEMBRITZKI, Allemagne
M. Andras György EDLER, Roumanie
M. Norbert HAUPERT, Luxembourg
M. Doug HENDERSON, Royaume-Uni
Mme Françoise HOSTALIER, France
Mme Liana JANACKOVA, République tchèque
M. Zmago JELINČIČ PLEMENITI, Slovénie
M. David KAFKA, République tchèque
M. Jan KASAL, République tchèque
Prof. Dr. Hakki KESKIN, Allemagne
M. Leon KIERES, Pologne
M. Karel KRATOCHVILE, République tchèque
M. Jean-Pierre KUCHEIDA, France
M. Franz-Eduard KÜHNEL, Autriche
M. Jaakko LAAKSO, Finlande
M. Geert LAMBERT, Belgique
M. Jean-Paul LECOQ, France
Mme Helena MALLOTOVA, République tchèque
M. Jan NADVORNIK, République tchèque
M. Yves POZZO DI BORGO, France
M. René ROUQUET, France
M. Giacomo SANTINI, Italie
M. Ingo SCHMITT, Allemagne
M. Borislav STOYANOV, Bulgarie
M. Giacomo STUCCHI, Italie
M. Paul WILLE, Belgique
Mme Betty WILLIAMS, Royaume-Uni
ASSOCIES
M. Zdenko FRANIC, Croatie
M. Ante KOTROMANOVIC, Croatie
M. Mehmet TEKELIOGLU, Turquie
Mme Tanja VRBAT, Croatie
MEMBRES ET REPRESENTANTS D'ASSEMBLEES INTERPARLIAMENTAIRES
M. Ibragim JUNUSOV, Membre de l'Assemblée parlementaire de l'OTSC
M. Petr RIABUKHIN, Secrétaire général délégué du Conseil de l'AIP de la CEI
EXPERTS ET PERSONNEL ACCOMPAGNANT
M. Toby ARCHER, Finlande
M. Timo BEHR, Finlande
M. Markku KIVINEN, Finlande
M. Jaakko LEHTOVIRTA, Finlande
M. Igor MATVEEV, Fédération de Russie
Mme Leena-Kaisa MIKKOLA, Finlande
M. Heikki SAVOLA, Finlande
SECRETAIRES DE DELEGATION
M. Daniel DULCA, Roumanie
Mme Lucie KARLOVA, République tchèque
Mme Dragojla KUPRESANIN, Croatie
M. Guy LINDSTRÖM, Finlande
M. Radek MERKL, République tchèque
Mme Natalia REZNIK, Fédération de Russie
SECRETARIAT DES PARLEMENTS NATIONAUX
M. Rainer DORNSEIFER, Allemagne
Mme Liisa ENCKELL, Finlande
Mme Päivi JOUTSELA, Finlande
SECRETAIRE GENERAL DE L'ASSEMBLEE EUROPENNE DE SECURITE ET DE DEFENSE/ASSEMBLEE DE L'UNION DE L'EUROPE OCCIDENTALE
M. Colin CAMERON, Royaume-Uni
SECRETARIAT DE L'ASSEMBLEE
Mme Patricia BOURNE, Royaume-Uni
M. Paulo BRITO, Portugal
Mme Corine CABALLERO BOURDOT, France
M. Gilles COMBARIEU, France
M. Floris DE GOU, Pays-Bas
Mme Vivien FAVRE, France
M. Michael HILGER, Allemagne
M. Kostas PANAGIOTOPOULOS, Grèce
Mme Isabel TARAZONA, Espagne
M. Philip WORRÉ, Luxembourg
Mme Mary ZULKE-DENNETT, Royaume-Uni
INTERPRETES
Mme Julia ANISIMOVA, Fédération de Russie
Mme Francesca CARDARELLI, Italie
Mme Nicola DELONG, Royaume-Uni
M. Paolo NESTI POGGI, Italie
M. Alexander TRIBUNSKY, Interprète, Fédération de Russie
CHARGEE DE RECHERCHE STAGIAIRE A L'ASSEMBLEE
Mlle Gabrielle SOLANET, Belgique
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