Paris, le 16 mai 2001 – Au lendemain de l’important discours sur la politique de défense prononcé par le Président des Etats-Unis, George W. BUSH, l’Assemblée de l’
UEO a invité, à son colloque intitulé « Réviser le concept de sécurité européenne – Répondre aux nouveaux risques », tenu au Reichstag, à Berlin, plus de 300 experts venus de plus de 30 pays différents. Les participants à ce colloque, qui a duré deux jours, ont passé en revue les questions que pose actuellement la politique de sécurité européenne, notamment le désarmement, la défense antimissile, la
PESD et la coopération régionale. En marge du colloque, le Président de l’Assemblée, Klaus BÜHLER, a eu des entretiens approfondis sur la politique de sécurité et le rôle de l’Assemblée de l’
UEO.
La plus grande attention a été prêtée aux orateurs russes, à savoir le Général V. MANILOV, Premier chef d’état-major adjoint des forces armées russes, et Dimitri ROGOZINE, président de la Commission des affaires étrangères de la Douma, qui ont insisté sur la nécessité d’arrêter une position commune sur la défense antimissile stratégique. Ils ont mis en garde contre le risque d’une nouvelle course aux armements et rappelé l’importance des accords internationaux sur le contrôle des armements. Le Général R. SCHUWIRTH, Directeur de l’Etat-major de l’
UE, a donné des précisions sur l’actuelle montée en puissance de l’Etat-major de l’
UE, qui sera bientôt opérationnel, et sur les contributions en effectifs apportées par les Etats membres de l’
UE à sa force de réaction rapide.
M. DE GRAVE, Ministre de la défense néerlandais, a fait part, en sa qualité de Président du Conseil de l’
UEO, de l’engagement de son gouvernement à ne pas négliger la dimension parlementaire de la
PESD et le rôle de l’Assemblée. M. SCHEIBNER, Ministre autrichien de la défense, a évoqué quant à lui les budgets de la défense, qui doivent faire l’objet d’un financement approprié, et la nécessité de progresser rapidement dans la mise en œuvre de l’objectif global de l’
UE.
L’Ambassadeur EKEUS, Président du SIPRI (Stockholm International Peace Research Institute), a souligné qu’il fallait absolument relever les défis lancés par la prolifération des armes de destruction massive. Il s’est dit convaincu que les Européens ne devaient pas laisser les Etats-Unis traiter seuls ce problème. Le professeur Harald MÜLLER, de l’Institut de recherche sur la paix à Francfort, a parlé plus longuement des risques de la prolifération, en se concentrant sur la situation au