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Prochaine session de l’Assemblée sur 
l’après 11 septembre 
- entretiens avec les rapporteurs
Paris le 26 Novembre - L’Assemblée de l’UEO tiendra du 3 au 6 décembre à Paris la première réunion parlementaire européenne consacrée aux leçons à tirer des attentats du 11 septembre en matière de lutte antiterroriste dans le cadre de la politique européenne de sécurité et de défense (PESD). 
 
Au cours d’une conférence de presse organisée lundi à Paris à l’issue d’une réunion de la Commission politique, le Président de l’Assemblée, M. Klaus Bühler, MdB, a estimé qu’« après le 11 septembre, la plupart des pays européens ont apporté leur soutien aux Etats-Unis à titre individuel. Or il est plus important que jamais de s’appuyer sur les institutions européennes et l’OTAN, et de parler au nom de l’Europe », a t-il ajouté en se référant aux travaux de la Commission politique.
 
M. Jim Marshall (Royaume-Uni/travailliste), président de la Commission politique, a ainsi estimé qu’après le 11 Septembre « l’Europe a besoin de revoir sa PESD ». Dans le rapport qu’il présentera à l’Assemblée sur la PESD  face au terrorisme international, il déplore que le « Conseil de l’UEO ne se soit pas réuni après le 11 septembre pour activer l’article V du Traité de Bruxelles modifié, et qu’aucune discussion sur ce thème n’ait eu lieu ». «Les dirigeants européens doivent s’expliquer sur cette omission et cette lacune » a t-il affirmé (lire interview jointe). 
 
Au centre des préoccupations du rapport présenté par M. Gerrit Valk (Pays-Bas/ socialiste) est la sécurité dans les Balkans où, a t-il dit, « l’engagement ferme des Occidentaux doit se poursuivre ». « Ces dernières années, l’Occident s’est présenté comme une brigade de sapeurs-pompiers chargés d’éteindre les incendies, l’un après l’autre ». Il faut passer à la « prévention », a t-il affirmé en appelant à la convocation d’une « Conférence internationale sur les Balkans » (cf interview).
 
La Commission politique a en outre approuvé un rapport sur les « Nouveaux développements en Russie, en Bélarus et en Ukraine » présenté par M. Michael Hancock (Royaume-Uni/libéral) qui a noté des « signes positifs » dans l’évolution de ces pays (lire interview).
 
Les parlementaires de l’UEO se pencheront enfin sur les moyens de résorber le « déficit parlementaire » de la PESD. Commentant un rapport consacré à «La dimension parlementaire de la PESD », et préparé par Mark Eyskens (Belgique, Féd), M. Marshall a insisté sur la nécessité d’assurer un «  suivi parlementaire de la PESD ». « Les parlements nationaux ne sont pas à même de le faire » a t-il affirmé en souhaitant que l’Assemblée de l’UEO « soit reconnue comme la seule instance actuellement capable d’assumer cette fonction » jusqu’à ce que l’UE se décide « quant à la solution appropriée ». Il a espéré que le Parlement européen « coopère davantage qu’il ne l’a fait jusqu’à présent ». Le rapport de M. Eyskens propose pour la période transitoire (jusqu’à la Conférence intergouvernementale de 2004) une coopération formelle entre l’Assemblée de l’UEO et le Parlement européen.
   
M. Klaus Bühler a enfin indiqué que le Président de Macédoine, Boris Trajkovski, et le ministre belge des affaires étrangères, André Flahaut, interviendront devant la quarante-septième session de l’Assemblée, respectivement le 6 décembre à 10 heures et le 3 décembre à 14 heures 30. 
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Interviews
 
Gerrit Valk : « La Conférence sur les Balkans devrait avoir une approche globale des problèmes de la région. Idéalement, elle devrait être convoquée par les Etats-Unis et l’Union européenne dès l’automne prochain et réunir les gouvernements et groupes ethniques concernés. Tous les gouvernements des Balkans consultés s’y déclarent favorables. 
 
Jusqu’à maintenant les Européens ont réagi aux crises plutôt que d’adopter une attitude préventive ». Il a aussi estimé que l’OTAN devrait envisager de retirer des forces pour encourager les pays de la région à trouver leurs propres solutions, sinon, a t-il dit,  «  il y a un risque de répétition du modèle de Chypre où les parties en conflit ont été découragées d’initier un dialogue ».
 
Jim Marshall : « La réponse de l’Union européenne aurait pu être bien meilleure. Elle a manqué de solidarité vis-à-vis des Etats-Unis. Et nous voyons toujours des propositions d’aide effectuées sur des bases uniquement nationales ». Selon lui, il est « inévitable » que les principaux pays de l’UE (Allemagne, France, Grande-Bretagne, Italie) essaient de se concerter. « Je regrette que les petits pays n’ aient pas été invités à les suivre ».
 
Michael Hancock : Selon lui, le 11 septembre a fait prendre conscience à la Russie qu’elle ne pouvait pas résoudre seule le problème du terrorisme. « Le terrorisme ne connaît pas de frontières » et la Russie a un rôle important à jouer. Vladimir Poutine « a remis un certain ordre dans une Russie qui n’est plus sur le point de s’effondrer ». Malgré une tonalité « négative » dans son rapport sur l’évolution de l’Ukraine et du Bélarus, il a noté « quelques signes positifs ». « J’espère que l’UEO fera quelque chose pour aider ces pays dans le long terme ». « Nous ne devons pas ignorer le fait » que le Président biélorusse Alexandre Loukachenko est « extrêmement populaire dans son pays, bien qu’il soit contesté à l’étranger ».
 
Téléchargez le rapport Marshall sur "la politique de sécurité et de défense de l'Europe face au terrorisme international", le rapport Valk sur "la sécurité dans les Balkans" et le rapport Hancock sur "Nouveaux développements en Russie, en Bélarus et en Ukraine".

www.assemblee-ueo.eu
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