Paris le 5 décembre- L’Assemblée de l’
UEO a appelé mercredi à un renforcement et à une meilleure coordination des moyens et équipements militaires européens rendus encore plus urgents après le 11 septembre face à la menace de l’hyperterrorisme.
Deux rapports sur « les équipements militaires pour la gestion européenne des crises » et sur le « transport stratégique européen », dont l’Assemblée a adopté les recommandations, mettent ainsi en lumière la nécessité de combler de nombreuses « lacunes » dans les domaines du renseignement, de la déployabillité, du combat, des communications ou de la protection.
« Ces lacunes sont connues depuis longtemps, mais elles sont désormais identifiées dans le cadre de l’objectif global de l’
UE » qui prévoit de doter l’Europe de la capacité de projeter 60000 soldats et leur équipement à une distance estimée à 4000 kms dans un délai de 60 jours et pour une durée d’environ un an, a rappelé M. Alan Meale (UK/travailliste) rapporteur sur les équipements militaires. Il a regretté que l’
UE ne se soit pas encore penchée sur la question de la coopération dans le domaine de l’armement, « un secteur particulier auquel l’Union ne s’intéresse pas ».
« La coopération et la coordination sont les mots-clé. Il faut promouvoir l’interopérabilité qui doit devenir la norme au lieu d’être l’exception », a affirmé M. Meale. Pour progresser dans ces domaines « point n’est besoin de créer de nouveaux organes », a t-il ajouté en recommandant « d’utiliser à plein les structures institutionnelles éprouvées » dont le
GAEO-
OAEO, émanation de l’
UEO ». Intervenant dans le débat, le général Philippe Morillon, membre du Parlement Européen s’est félicité de ce que l’
UEO soit « un arbre qui continue à produire des fruits » .
Dans son rapport sur le transport aérien stratégique, M. Jim Wilkinson (UK/Cons.) estime que la « capacité européenne dans ce domaine est insuffisante et vieillissante » avec les flottes de C160/ Transall allemande et française. La mise en service prévue des nouveaux Airbus A 400M « ne règlera pas tous les problèmes de projection de forces par voie aérienne » et « l’affrètement d’avions étrangers sera toujours nécessaire », a t-il ajouté. Le rapporteur a également insisté sur la nécessité de « coordonner au mieux, au niveau européen, l’emploi des moyens aériens en cas de crise ».