Bruxelles, 26 février 2002. Les relations entre l’
OTAN et l’
UE, l’élargissement de l’
OTAN, l’engagement de l’
OTAN dans la lutte internationale antiterroriste, ainsi que les relations de l’
OTAN avec la Russie, ont été les principaux sujets abordés hier lors d’une réunion qui a rassemblé, sous la présidence du Secrétaire général de l’
OTAN, Lord Robertson, quelque 70 membres de l’Assemblée et les représentants permanents du Conseil de l’Atlantique nord.
« Tandis que l’
UEO et l’
OTAN sont liées par la clause d’assistance mutuelle figurant à l’article V du Traité de Bruxelles modifié, l’
UE et l’
OTAN n’ont pas encore instauré un lien de même nature », a souligné le Président Bühler. En dépit des efforts soutenus déployés par les deux organisations pour parvenir à une solution, l’accord entre l’
UE et l’
OTAN garantissant à l’
UE l’accès aux moyens et capacités de l’
OTAN est toujours en suspens : « Si la Grèce continue de s’opposer au projet d’accord avec la Turquie, nous devrons patienter et voir quel type de solution nous sera imposé à l’occasion des premières missions de l’
UE ». Tel est le message reçu par les parlementaires. En effet, il est peu probable qu’un accord puisse être trouvé plus rapidement.
En ce qui concerne les nouveaux membres de l’
OTAN, « un élargissement d’importance semble de plus en plus vraisemblable », a déclaré M. Bühler à l’issue de la réunion. Cependant, « l’
OTAN, de même que l’
UE, doit se préparer à accueillir un nombre très élevé de nouveaux membres et à adapter ses méthodes de travail ». Jusqu’à présent, l’
OTAN a seulement élaboré quelques idées visant à modifier les niveaux de contacts de travail entre délégations, mais doit encore aborder la délicate question du processus de prise de décision au sein de l’Alliance. M. Bühler et d’autres parlementaires ont rejeté les hypothèses selon lesquelles les résultats des élections dans les pays candidats pourraient influencer la décision de l’
OTAN concernant ses nouveaux membres.
« Incontestablement, l’Alliance est à un moment critique de son histoire », a déclaré M. Bühler, et « la cohésion de l’
OTAN est mise en cause par la déception de ne pas pouvoir jouer un rôle plus important dans la lutte antiterroriste et, après l’invocation historique de l’article 5, par le partage insuffisant des informations sur les activités militaires entre Etats membres, ainsi que par les tensions récentes entre certains Etats membres européens et les Etats-Unis». M. Bühler a la ferme conviction que l’
OTAN saura surmonter ses difficultés actuelles et que le sommet de Prague (21/22 novembre 2002) marquera la fin des incertitudes. Il a loué les efforts de Lord Robertson, mis en exergue dans son interview paru dans le magasine der Spiegel du 25 février 2002, visant à sensibiliser les Etats membres à la nécessité de moderniser l’
OTAN et de la rendre plus cohérente et plus transparente : « en prêtant attention à chacun et, notamment pour les Européens, en montrant une plus grande volonté politique de renforcer les capacités militaires ».
Les missions de l’
OTAN dans les Balkans, et les relations entre l’
UE et l’
OTAN, en mettant notamment l’accent sur le rôle du DSACEUR, figureront à l’ordre du jour des réunions qui auront lieu aujourd’hui au
SHAPE.
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