Paris, le 4 juin 2002 : Pour le ministre des affaires étrangères portugais, Antonio Martins da Cruz, le slogan de la présidence de l’
UEO, que le Portugal va assumer à partir du 1er juillet pour six mois, pourrait être : « pour une Europe meilleure », faisant écho au « plus d’Europe » de l’Espagne.
Après avoir présenté ses projets pour la présidence, il a déclaré que l’Union européenne devait réaliser à moyen terme une politique de sécurité, mais que la défense devrait attendre. C’est pourquoi il s’est dit « fermement convaincu que pour le moment, les Etats-Unis jouent un rôle essentiel dans la défense de l’Europe ».
A plus long terme, les membres européens de l’
UE et de l’
OTAN devront être les mêmes, ce qui sous-entend que la Turquie sera admise un jour à l’
UE. « Il serait souhaitable que les nouvelles frontières de l’
UE et de l’
OTAN coïncident lorsque l’élargissement (des deux organisations) sera achevé ».
A propos des difficultés financières auxquelles est confrontée l’
UEO, M. Martins da Cruz a déclaré qu’il lui paraissait paradoxal qu’une organisation refuse des fonds. En dépit des coupes budgétaires, le Conseil des ministres de l’
UEO a rejeté des offres de contributions de la part de membres associés. Interrogé sur la Convention, l’organe ad hoc créé par l’
UE pour préparer les réformes institutionnelles de cette organisation, il a répondu qu’« il ne doutait pas » qu’elle examinerait la question du contrôle parlementaire de la sécurité et de la défense européennes.
Soulignant les priorités de la présidence portugaise, il a noté qu’en dehors des Balkans, « nous devons reconnaître que la Turquie a des frontières avec une région sensible ». « La situation en Méditerranée » est plus complexe et, d’une certaine façon, plus inquiétante ». Certains Etats du littoral sud « connaissent des difficultés politiques, économiques, et sociales liées à la croissance de leur population, à l’insuffisance de leur développement et à des blocages politiques ». Le conflit israélo-palestinien et, plus globalement israélo-arabe, ainsi que la situation en Irak « posent des menaces directes ou indirectes, à la sécurité européenne ». « L’Europe est aussi confrontée à des pressions migratoires et à des risques éventuels en matière d’approvisionnement énergétique », a-t-il ajouté.