Paris le 4 juin- L’Assemblée de l’
UEO s’est prononcée mardi pour « un concept de sécurité européen aussi inclusif que possible » afin d’associer pleinement à la
PESD les pays membres de cette organisation qui ne font pas encore partie de l’
UE ou de l’
OTAN.
Dans leur rapport présenté au nom de la Commission politique, Mme Tayyibe Gülek (Turquie) et M Jean-Pierre Masseret (France, Soc) soulignent que « la cessation de facto des activités de l’
UEO à 28 a placé l’
UE devant la responsabilité de trouver des arrangements satisfaisants pour les six États européens membres de l’
OTAN ne faisant pas partie de l’
UE et les sept pays candidats à l’
UE, afin d’assurer leur participation à l’élaboration et à la mise en œuvre de la
PESD ». Après le 11 septembre, les « nouvelles menaces sur la sécurité » démontrent, selon eux, que la
PESD « ne peut se limiter aux États membres de l’
UE » et qu’elle « exige un partenariat efficace avec les autres pays européens ».
L’Assemblée a estimé « d’autant plus urgente » la conclusion de ces arrangements que « dans la situation actuelle, l’
UE n’est pas en mesure de conduire une opération correspondant aux missions de Petersberg les plus exigeantes sans avoir recours aux moyens et capacités de l’
OTAN ». Elle préconise en outre de « conserver l’
UEO en tant qu’organisation à 28, comme instrument de réserve pour réaliser des projets qui ne peuvent pas être mise en œuvre par l’
UE ».
Le rapport et les recommandations sont téléchargeables sur le site dans la rubrique "documents".