Imprimer
Presse & Multimédias
| 2000 | 2001 | 2002 | 2003 | 2004 | 2005 | 2006 | 2007 | 2008 |

Un an après le 11 septembre :
Quelle est la réponse de l’Europe au terrorisme international ?
Paris, le 9 septembre 2002 : Les membres de l’Assemblée de l’UEO n’ont pas oublié les victimes des attentats terroristes perpétrés contre les Etats-Unis le 11 septembre 2001. Ils rendent hommage au courage de ceux qui sont morts en voulant porter secours aux autres. « Nous pensons tout particulièrement aux familles des victimes, pour qui l’anniversaire de ces actes barbares sera un moment très douloureux », a déclaré le Président Klaus Bühler, qui a ajouté que « nous devons faire l’impossible pour éviter que cela ne se reproduise ». Les membres du Comité des présidents de l’Assemblée observeront une minute de silence lors de leur prochaine réunion, en hommage à tous ceux qui ont trouvé la mort à New York, à Washington et à Shanksville (Pennsylvanie).

En outre, M. Bühler a déclaré que le 11 septembre 2002 serait aussi l’occasion d’examiner la réponse de l’Europe à la menace que constitue le terrorisme international. « Les résultats ne sont pas entièrement satisfaisants. Jusqu’ici, l’UE a concentré ses activités antiterroristes sur les mesures de prévention à long terme et le dialogue ». Mais ses membres ne sont pas encore parvenus à élaborer un concept politique global qui inclue des moyens militaires et le recours à la force. Les moyens militaires mis à la disposition de la PESD pourraient être utilisés de maintes façons pour lutter contre le terrorisme international.

« Au sujet des frappes préventives que propose le gouvernement des Etats-Unis contre les terroristes internationaux ou les pays qui les abritent et les soutiennent, les membres de l’UE ne sont pas encore parvenus à une vision commune. C’est pourquoi il est d’autant plus difficile pour l’UE de devenir un acteur sur l’échiquier international et cela risque de rendre encore plus tendue la coopération euro-atlantique en matière de sécurité et de défense ». M. Bühler a souligné que « l’Europe est militairement faible et qu’elle n’a pas de poids dans le domaine politique, du fait notamment que les initiatives diplomatiques sont encore trop souvent prises isolément à l’échelon national  ».

La volonté politique réelle de créer, de maintenir et d’exercer les capacités militaires nécessaires pour protéger les citoyens européens fait cruellement défaut, mais aucun pays ne pourrait résister seul à la menace du terrorisme international. « Les visées stratégiques des terroristes internationaux sont planétaires. Nous aurions tort de croire que les Etats-Unis sont l’unique cible du terrorisme et que l’Europe ne craint rien ».

Le Président Bühler a affirmé que l’Europe de la défense pourrait progresser et voir son influence politique croître si les gouvernements européens faisaient le nécessaire pour obtenir des effectifs mieux entraînés et équipés (mettant l’accent en particulier sur les forces spéciales), des mesures de protection des forces, des capacités de déploiement renforcées et davantage de coopération entre les services de renseignement, en vue de doter l’Europe d’une capacité d’analyse et d’évaluation commune.

Le 18 septembre 2002, le Comité des présidents approuvera le programme d’activités de l’Assemblée, qui examinera ces questions, ainsi que d’autres liées à la sécurité et la défense européennes. La liste des rapports qui seront présentés à la prochaine session plénière pourra être consultée sur le site Web de l’Assemblée.

www.assemblee-ueo.eu
AESD - Service Presse et Information - 43, avenue du Président Wilson – 75775 Paris Cedex 16 – France
Tél. 00.33.1.53.67.22.00 – Fax 0033.1.53.67.22.01 - email : press@assembly.weu.int
(Si souhaitez modifier vos coordonnées dans nos listes d’envoi, veuillez appeler le 0033.1.53.67.24.79)