Paris, le 6 novembre 2002 : De retour d’Helsinki, où il a assisté à la session de l’Assemblée parlementaire du Conseil nordique et du Conseil des ministres nordique, tenue du 29 au 31 octobre 2002 pour commémorer le cinquantième anniversaire de la coopération nordique, le Président Klaus Bühler a déclaré que cette visite avait contribué à intensifier les relations entre les deux assemblées interparlementaires. M. Bühler a rencontré Mme Outi Ojala, Présidente sortante du Conseil nordique, et l’a félicitée pour le bilan très fructueux de ces cinquante années de coopération interparlementaire.
M. Bühler a été invité à prendre la parole devant les parlementaires et les ministres des affaires étrangères et de la défense des pays nordiques à l’ouverture de leur session consacrée à la politique de sécurité et de défense. Il a rappelé que ces pays avaient mis au service de la sécurité européenne leurs nombreuses années d’expérience du maintien de la paix sous l’égide des Nations unies et qu’ils avaient accompli les tâches que l’on appelle aujourd’hui les missions de Petersberg bien avant qu’elles fassent partie des préoccupations de l’
UE et qu’elles entrent dans le cadre de la
PESD.
Le Président Bühler a encouragé tous les pays nordiques, notamment la Norvège et l’Islande, à participer activement à la mise en œuvre des capacités de gestion de crise de l’Europe. « La Norvège et l’Islande ont contribué toutes deux à façonner le monde sécuritaire de l’après-guerre – nous voulons qu’elles poursuivent sur cette voie, en étroite coopération avec l’
UE : nous avons besoin d’elles à nos côtés, comme nous avons besoin d’autres pays non membres de l’
UE. »
Le Président Bühler a rendu visite à Mme Riitta Uosokainen, Présidente du parlement finlandais, avec qui il a discuté des travaux en cours au sein de la Convention européenne. Ils sont convenus – conformément à une tradition établie de longue date dans les pays nordiques où un contrôle parlementaire approfondi est de rigueur – de la nécessité pour les parlements nationaux de jouer un rôle clair et significatif au sein de l’
UE, afin de rendre la coopération intergouvernementale plus transparente et de tenir l’opinion publique informée sur ces questions.
M. Bühler s’est entretenu également avec le ministre de la défense finlandais, Jan-Erik Enestam. A propos de l’inclusion d’un engagement de type article V dans le Traité sur l’
UE, le ministre a déclaré qu’après l’élargissement de l’
UE, la plupart de ses membres appartiendraient aussi à l’
OTAN et que si des membres restant en dehors souhaitaient souscrire une obligation de défense collective, ils n’avaient qu’à adhérer à l’
OTAN. Il pense que dans un avenir proche, la
PESD se limitera au maintien de la paix.
En ce qui concerne la création d’un Conseil formel des ministres de la défense au sein de l’
UE, il importe, pour le Ministre, d’envisager la sécurité dans son sens le plus large. Il serait donc utile d’organiser des réunions communes entre les ministres des affaires étrangères et ceux de la défense. Pour M. Bühler, une coopération plus étroite entre les ministres de la défense pourrait accélérer la mise en œuvre de l’objectif global et stimuler la coopération européenne dans le domaine des armements. M. Enestam a laissé entendre que des progrès pourraient être faits si les pays étaient prêts à renoncer à l’idée que leurs besoins respectifs en matière de défense doivent être couverts par leur industrie nationale, et acceptaient une dépendance mutuelle transnationale dans le domaine de la production d’armements.