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Mme ALLIOT-MARIE pour un « pacte de convergence » des dépenses européennes de défense.
Paris, le 2 décembre 2002 :  Mme Michèle Alliot-Marie, Ministre français de la défense, a plaidé lundi devant l’Assemblée de l’UEO en faveur de la création d’un « pacte de convergence » fixant les dépenses de défense des pays membres de l’UE « par rapport à leur PIB » et qui serait éventuellement dissocié du pacte de stabilité.
        
« Il ne suffit pas de dire qu’il nous faut le deuxième pilier ; il faut que tous prennent les moyens de le faire » a dit le ministre en citant en exemple la toute récente loi de programmation militaire française qui induit « une augmentation annuelle de 14% des dépenses consacrées aux équipements militaires ». Posant la question de savoir si les « règles financières sont plus importantes que la sécurité de l’Europe », Mme Alliot-Marie a suggéré un assouplissement du Pacte de stabilité sur les dépenses militaires de manière à ce que « personne ne puisse prendre prétexte » des contraintes de ce dernier.

« Nous devons nous donner les moyens de nos décisions », a insisté le ministre , qui estime que « le plus rude des défis de la PESD est celui des capacités militaires ».  « Il n’y aura pas de politique étrangère et de sécurité commune si l’UE n’a pas les moyens de se faire respecter, y compris par des moyens militaires », a t-elle affirmé. Elle propose de renforcer la cellule européenne de coordination du transport aérien, et de créer un « centre européen de recherche et sauvetage de combat » d’ici la fin 2003. Mme Alliot-Marie a rappelé que la France souhaite la création d’une « organisation européenne de l’armement qui trouverait sa place dans le deuxième pilier, sur le modèle du Centre satellitaire et de l’Institut d’études de sécurité ».

  Dans son intervention, le ministre a notamment souhaité le développement rapide d’un « concept européen de réaction d’urgence » qui fournirait le cadre de la future force de réaction rapide européenne devant être opérationnelle courant 2003 avec 60.000 hommes.  Cette force, a t-elle estimé, devra agir en « harmonie et en complémentarité » avec la force de réaction que l’OTAN veut également mettre sur pied.

Rappelant que le sommet de l’OTAN à Prague a laissé ouverte la possibilité que l’UE reprenne la mission militaire en Macédoine (ARYM), elle a estimé que « l’UE pourrait à plus long terme prendre également le relais de l’OTAN en Bosnie où les Européens fournissent la plupart des forces de maintien de la paix dans le cadre de l’OTAN.

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