Pour Günter Altenburg, représentant l’
OTAN, il n’y a pas de failles dans la coopération transatlantique en matière de défense
Paris, le 3 décembre 2002 - Günter Altenburg, Secrétaire général adjoint de l’
OTAN pour les affaires politiques, a démenti toute idée d’effritement de la coopération en matière de défense entre les Etats-Unis et leurs alliés.
S’adressant à l’Assemblée de l’
UEO mardi, il a fait état d’« une pièce manquante dans le puzzle (des relations en matière de défense) » : des liens indéfectibles entre l’Amérique du Nord et l’
UE ; mais dire que « les Etats-Unis et leurs alliés ne sont plus disposés ni aptes à coopérer » dans le domaine militaire « est une affabulation ». Les avantages stratégiques liés à la pratique d’« une coopération plus étroite, au développement de la panoplie d’instruments et à une répartition plus équitable des tâches sont trop importants pour être négligés » a déclaré M. Altenburg, qui représentait le Secrétaire général de l’
OTAN, Lord Robertson.
Le sommet tenu en novembre dernier par l’
OTAN à Prague a selon lui apporté un démenti formel à l’idée que les Etats-Unis auraient opté pour l’unilatéralisme en matière de défense, même s’ils ont révisé leur concept stratégique, ce qui est toujours le cas lorsqu’un nouveau Président entre en fonction. « Nous espérons que les questions telles que la mise à la disposition de l’
UE des moyens de l’
OTAN conformément à (l’accord) Berlin plus seront réglées assez vite et que le plan du Secrétaire général sera un succès », a-t-il déclaré, avertissant que « si tel n’est pas le cas, nous aurons beaucoup de mal à coopérer à l’avenir ».
M. Altenburg a réaffirmé que l’
OTAN a entrepris une étude de faisabilité sur la défense anti-missile de théatre et que les discussions entre cette dernière et la Russie à ce sujet se sont accélérées depuis le sommet tenu à Rome au premier semestre de cette année. Les Russes « cherchent à vendre leur matériel et ils sont intéressés également par toutes les possibilités de coopération dans le domaine de la défense anti-missile ». Il importe que les Etats-Unis assouplissent leurs contrôles sur les exportations d’armements si l’Europe veut accroître ses capacités de défense étant donné l’énorme avance technologique des Etats-Unis.
A la question de savoir qui prendrait les décisions dans une
OTAN élargie, M. Altenburg a répondu que « personne ne veut modifier le Traité de Washington, qui attribue toutes les compétences en la matière au Conseil de l’Atlantique nord ».