Les parlementaires plaident pour une coopération régionale plus étroite dans l'Europe du sud-est
Paris, le 6 juin – Les parlementaires ouest-européens ont plaidé pour un renforcement de la coopération régionale dans l’Europe du sud-est dans le cadre du Pacte de stabilité créé par l’Union européenne (
UE) en 1999.
Selon un rapport préparé au nom de la Commission politique par Mike Hancock (RU/Libéral) et présenté à l’Assemblée à Strasbourg le mercredi par Jim Marshall (RU/Travailliste), le Pacte a « perdu beaucoup de sa séduction initiale ». On lui reproche dans la région de n’avoir rovoqué aucune percée décisive dans le développement économique, du fait que peu de projets transfrontaliers ont été réalisés et que les bailleurs de fonds hésitent encore à honorer leurs promesses. En revanche, la mise en œuvre des projets approuvés a été retardée par des obstacles d’ordre bureaucratique et autres, poursuit le rapport, intitulé « L’évolution de la situation dans l’Europe du sud-est ».
Plusieurs intervenants dans le débat sur ce rapport – présenté comme un rapport de suivi – ont jugé que la question de la coopération régionale n’avait pas reçu l’attention qu’elle mérite. Lord Russell-Johnston (RU/Libéral) s’est dit surpris qu’elle ne soit pas prise en compte alors qu’elle pourrait jouer un rôle dans la sécurité, le développement des infrastructures et l’harmonisation des mesures de lutte contre le crime organisé. M. Marshall a reconnu qu’il était impossible, en présentant une vue d’ensemble de la région, de s’arrêter trop longuement sur les détails. Le Président de l’Assemblée, Jan Dirk Blaauw (Pays-Bas/Libéral), a déclaré qu’il avait récemment soulevé la question de la coopération régionale lors d’une réunion à Bruxelles, mais que cela n’avait suscité aucun écho, pas même auprès du Commissaire européen pour les affaires extérieures, Chris Patten.
Un parlementaire croate invité a affirmé que son pays était très désireux de coopérer avec ses voisins dans un certain nombre de domaines tels que l’économie, la culture, le sport et la politique, et qu’il était favorable à une politique d’ouverture pour permettre à des pays tels que l’Ukraine, le Belarus et la Géorgie de devenir membres de la famille européenne au sens le plus large.
Le rapport invite instamment l’
UE à se préparer à confier la relève de la
SFOR à une force militaire conduite par l’
UE et à reprendre les responsabilités de la MINUK, le cas échéant avec un mandat élargi, afin de faire face à l’insécurité persistante. Il affirme également que toute réduction de forces en Bosnie-Herzégovine doit s’effectuer dans le cadre du mandat de la
SFOR.
Répondant à une question sur l’impact du retrait des troupes russes du Kosovo et de Bosnie-Herzégovine, M. Marshall a indiqué que les effectifs en cause étaient peu nombreux et que cela ne devrait pas avoir d’incidences néfastes sur la sécurité. Les Américains resteront dans les Balkans occidentaux et pourraient intervenir en cas de troubles, a-t-il ajouté. Selon le Financial Times de mercredi, des responsables américains auraient déclaré lors d’une réunion de l’
OTAN à Madrid qu’il était « prématuré » d’envisager que l’
UE prenne la relève de la mission de la
SFOR.