Imprimer
Presse & Multimédias
| 2000 | 2001 | 2002 | 2003 | 2004 | 2005 | 2006 | 2007 | 2008 |

Pour le Président De Decker, l’Assemblée est d’ores et déjà, de facto, l’Assemblée interparlementaire de l’UE chargée du suivi de la PESD
Paris, le 2 décembre – Élu mardi à l’unanimité à la présidence de l’Assemblée de l’UEO, M. De Decker a estimé qu’il fallait convaincre « les gouvernements de l’UE et les parlements nationaux de la nécessité de conserver une Assemblée interparlementaire pour le contrôle de la politique européenne de sécurité et de défense qui va maintenant prendre progressivement son envol ».

Le Président a expliqué que les parlementaires, lorsqu’ils siègent à l’Assemblée de l’UEO, portent la triple casquette de parlementaire national, de parlementaire de l’UEO et de parlementaire de l’UE, tout comme le font, au niveau gouvernemental, les ministres siégeant aux Conseil de l’UEO et de l’UE et les ambassadeurs qui siègent au Conseil permanent de l’UEO et sont à la fois membres du Comité politique et de sécurité (COPS) de l’Union européenne. Il est nécessaire, a-t-il estimé, que les gouvernements reconnaissent formellement ce rôle de l’Assemblée.

Se déclarant « convaincu que ce n’est qu’au travers du travail et de l’action » de l’Assemblée de l’UEO « que la PESD trouvera sa légitimité démocratique et le soutien populaire qui lui est indispensable », M. De Decker a estimé que « tant qu’une politique européenne reste totalement ou partiellement intergouvernementale, elle doit être contrôlée par une Assemblée interparlementaire européenne ». « Il serait politiquement inacceptable que le contrôle démocratique de la PESD soit aujourd’hui moins réel dans l’Union européenne qu’il ne l’était dans l’UEO avant qu’elle n’y soit intégrée », a-t-il ajouté.

Le Président de l’Assemblée s’est par ailleurs félicité des avancées enregistrées samedi au conclave de Naples où « l’Europe de la défense a peut-être, si tout se confirme, fait plus de progrès qu’au cours des cinq dernières années ». Si le compromis de Naples est confirmé lors du prochain Conseil de Bruxelles, puis inclus dans le Traité issu de la Convention qui devra être ratifié par  les parlements des 25 États membres de l’UE, « la Constitution européenne comprendra une clause de défense collective semblable à celle du Traité de Bruxelles, ce qui donnera à l’UE la base juridique de son autonomie politique et stratégique dans le respect des engagements souscrits dans le cadre de l’OTAN, qui restera l’organisation principalement responsable de la défense de l’Europe », a-t-il dit.

« Si la Constitution européenne n’était pas adoptée, je ne pense pas que l’UE pourrait développer une politique de sécurité et de défense sur la base du Traité de Nice. Dans ce cas, la seule solution consisterait à la développer dans le cadre du Traité de Bruxelles modifié constitutif de l’UEO, à laquelle tous les États membres à la fois de l’UE et de l’OTAN seraient invités à adhérer. Nous assisterions alors à la deuxième revitalisation de l’UEO, à sa troisième vie », a-t-il ajouté.

Vous trouverez le discours du Président De Decker sur le site web de l’Assemblée.

www.assemblee-ueo.eu
AESD - Service Presse et Information - 43, avenue du Président Wilson – 75775 Paris Cedex 16 – France
Tél. 00.33.1.53.67.22.00 – Fax 0033.1.53.67.22.01 - email : press@assembly.weu.int