Imprimer
Presse & Multimédias
| 2000 | 2001 | 2002 | 2003 | 2004 | 2005 | 2006 | 2007 | 2008 |

Selon l’Assemblée, la Chine doit mieux contrôler ses exportations d’armements et respecter davantage les droits de l’homme
Paris, le 3 juin 2004 – L’Assemblée de l’UEO a lancé une mise en garde : l’embargo de l’UE sur les exportations d’armements à destination de la Chine ne sera pas levé tant que le pays ne progressera pas dans le domaine du contrôle de ses exportations d’armements et dans celui des droits de l’homme.

Dans un rapport élaboré pour la Commission technique et aérospatiale et adopté à l’unanimité avec un amendement, Edward O’Hara (Royaume-Uni/Socialiste) déclare « qu’il appartient en premier lieu à la Chine d’établir les conditions, notamment en ce qui concerne la situation des droits de l’homme dans le pays et l’application du code de conduite relatif à l’exportation des armements, qui permettraient une levée de l’embargo imposé par l’Union européenne sur l’exportation des armements vers ce pays ».

Le rapport a été rédigé à l’issue d’une visite effectuée en novembre dernier par des membres de la commission, que M. O’Hara et d’autres collègues ont jugée décevante. « J’aurais espéré en apprendre davantage sur le programme spatial chinois et [trouver] ce pays disposé à coopérer dans des domaines d’intérêt et de préoccupation communs », a dit David Atkinson (Royaume-Uni/Groupe fédéré). « Nous avions peut-être trop peu à proposer – ils n’avaient, quant à eux, pas grand-chose à offrir. Il n’y a pas de quoi être surpris car ils n’ont pas de démocratie parlementaire ».

Soulignant que la situation en matière de droits de l’homme va s’aggravant en Chine, il a déposé un amendement invitant instamment ce pays à ratifier le Pacte des Nations unies relatif aux droits civils et politiques. Il convient également d’insister sur la nécessité pour la Chine d’adhérer formellement au Régime de contrôle des technologies propres aux missiles (MTCR), de s’efforcer davantage de s’entendre avec les Etats-Unis pour que ceux-ci lèvent leur opposition à sa participation au programme de station spatiale internationale (ISS) et de montrer une plus grande transparence dans ses objectifs et les informations qu’elle dévoile sur son programme spatial. Selon M. Atkinson, « la Chine a encore un long chemin à parcourir avant de devenir un partenaire fiable et démocratique ».

Expliquant pourquoi l’UE voudrait faire de la Chine son partenaire dans le domaine aérospatial, M. O’Hara, président de la commission et rapporteur, a déclaré que l’UE devait devenir plus autonome en matière de technologie spatiale, mais qu’elle avait besoin d’un partenaire international pour ce faire. Il existe déjà une coopération institutionnelle et industrielle entre l’UE et la Chine, y compris à propos du programme de navigation par satellite Galileo. L’année dernière, la Chine a consacré 200 millions d’euros à ce projet, mais le problème est que tous les systèmes civils chinois sont sous contrôle militaire. Autre problème : 30 composants clés ne peuvent être obtenus qu’aux Etats-Unis, ce qui suscite la crainte de failles dans les dispositions de sécurité et d’espionnage industriel. « Nous devons avancer avec précaution pour être sûrs de ne pas gaspiller nos chances ». La Chine, forte du succès de son vol spatial habité, est déjà devant l’UE dans la course à l’espace. Elle possède d’énormes atouts en tant que partenaire et constitue « une perspective alléchante » de coopération. Mais, a ajouté M. O’Hara, « nous devons éviter de courir le risque de mécontenter les Etats-Unis en précipitant la levée de l’embargo ».

www.assemblee-ueo.eu
AESD - Service Presse et Information - 43, avenue du Président Wilson – 75775 Paris Cedex 16 – France
Tél. 00.33.1.53.67.22.00 – Fax 0033.1.53.67.22.01 - email : press@assembly.weu.int
(Si souhaitez modifier vos coordonnées dans nos listes d’envoi, veuillez appeler le 0033.1.53.67.24.79)