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Pour le Président Glesener, un forum parlementaire pour la PESD est plus que jamais nécessaire
Paris, le 29 novembre – Marcel Glesener, Président de l’Assemblée de l’UEO, a déclaré lundi qu’il était « plus convaincu que jamais » de la nécessité de disposer d’un forum parlementaire pour la politique européenne de sécurité et de défense (PESD) et il a reproché aux gouvernements de l’UEO de vouloir minimiser les réalisations de cette instance.
 
Inaugurant les trois jours de session de l’Assemblée, il a affirmé que « plus les gouvernements de l’Union européenne progressent dans la réalisation de projets concrets en matière de sécurité commune, plus il faut une plate-forme à travers laquelle les représentants de nos parlements puissent s’exprimer, s’informer et dialoguer avec les décideurs au niveau européen. Or, ils n’ont pas cette possibilité au sein de l’Union européenne. C’est pourquoi l’activité de notre Assemblée reste indispensable. »
 
Evoquant la récente commémoration du cinquantième anniversaire de l’UEO, M. Glesener s’est dit persuadé que les gouvernements membres « vont se rendre compte qu’ils ont eu tort de vouloir passer sous silence l’importance de cet anniversaire. Car sans les travaux ambitieux et les réalisations accomplies par les pays membres de l’UEO et de son Assemblée grâce à ce Traité, l’Union européenne n’aurait pas hérité d’un socle sur lequel s’appuyer pour bâtir la PESD et la faire évoluer ».
 
Il a félicité les gouvernements de l’UEO d’avoir rejeté jusqu’ici l’idée de dénoncer le Traité et s’est réjoui que « plusieurs d’entre eux » semblent « avoir exprimé l’avis qu’il faudrait justement repenser la question du rôle parlementaire et plus particulièrement de cette Assemblée ». Il a poursuivi en ces termes : « Je ne peux qu’encourager tous les gouvernements concernés à approfondir cette question avant qu’il ne soit trop tard et à le faire en consultation avec nous. Car les gouvernements doivent dire s’ils veulent vraiment une Europe démocratique ou s’ils veulent éviter de s’engager en créant un système européen revêtu d’un vernis démocratique qui isole et éloigne les élus nationaux. »
 
M. Glesener a tenu des propos très critiques à l’égard de la présidence néerlandaise sortante, le Ministre des affaires étrangères Bernard Bot, qui n’a pas été à même de présenter oralement à l’Assemblée le rapport annuel ou d’envoyer un représentant à sa place. « La situation est grave parce que la présentation orale est prévue par la Charte et constitue une partie intégrante du rapport annuel, [et elle] constitue un élément fondamental de notre dialogue institutionnel avec le Conseil », a-t-il ajouté. « J’espère bien qu’il s’agit d’un manquement exceptionnel qui ne constituera pas un précédent ».
 
Faisant sien ce jugement critique, David Atkinson, représentant du Groupe fédéré de l’Assemblée, a déploré lui aussi qu’en refusant de présenter le rapport annuel, « la présidence ait manqué à son obligation contractuelle ». L’article IX du Traité de Bruxelles modifié stipule en effet que le Conseil doit présenter un rapport annuel sur ses activités à l’Assemblée.

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