Paris, le 29 novembre – L’Assemblée de l’
UEO a demandé aux parlements nationaux de redoubler d’efforts pour informer l’opinion publique sur les principaux aspects du Traité constitutionnel européen et tenir les questions de politique intérieure à l’écart des débats sur la ratification.
Il est dit dans un rapport adopté à l’unanimité par l’Assemblée ce lundi que celle-ci doit poursuivre ses travaux afin que les parlementaires nationaux disposent d’un forum européen où ils puissent examiner les activités intergouvernementales en matière de politique européenne de sécurité et de défense (
PESD). Il est recommandé aussi aux parlements de contrôler l’application par les autorités européennes des principes de subsidiarité et de proportionnalité.
Lord Russell-Johnston (Royaume-Uni, Groupe libéral), rapporteur et Andrzej Gawlowski, co-rapporteur de la Commission pour les relations parlementaires et publiques, notent dans ce rapport qu’en ce qui concerne le Traité, la médiatisation a trop souvent tendance à focaliser l’attention de l’opinion publique sur des considérations de politique interne. Il y a un « manque d’information des citoyens concernant le contenu exact des parties déterminantes » du texte.
Selon le rapport, intitulé « La Constitution européenne : suivi parlementaire et position de l’opinion publique », il est difficile de parler de suivi parlementaire car ce n’est que le 18 juin dernier que le projet de Traité constitutionnel a été adopté et les débats parlementaires ont été « presque inexistants ». Ceci s’explique pour différentes raisons » : le Traité était le fruit d’un compromis et il aurait été difficile, après des négociations si longues, de revenir sur des principes ou des points précis. Il y a eu également les vacances d’été et l’attention en Europe s’est concentrée, les mois passés, sur les élections au Parlement européen et l’élargissement de l’Union européenne (
UE). Le rapport conclut que les parlementaires ont probablement dû se résigner à accepter ce compromis.
L’idée d’informer les électeurs le plus complètement possible sur le Traité est peut-être, a déclaré Lord Russell-Johnston, « un vœu pieux, (…) mais nous devons toujours essayer ». Il a reconnu que certaines parties de la résolution de l’Assemblée pouvaient contenir des platitudes, mais que les platitudes sont souvent « l’une des caractéristiques distinctives de la vérité ».
Le rapport examine aussi les procédures selon lesquelles les 25 pays membres de l’
UE vont ratifier le Traité – référendum et/ou vote parlementaire.