Paris, le 1er décembre – L’Assemblée de l’
UEO a souhaité mercredi qu’un compromis intervienne en Ukraine et a exhorté toutes les parties en présence « à continuer de s’abstenir de recourir à la force » et à « éviter toute partition » du pays, au cours d’un débat d’urgence où plusieurs orateurs ont demandé l’organisation d’un nouveau scrutin.
Ouvrant ce débat d’urgence au nom de la Commission politique, M. Stef Goris (Belgique, Groupe libéral) a estimé que le « pouvoir en place doit comprendre qu’il faut laisser la volonté populaire s’exprimer démocratiquement » en « préparant l’organisation d’un troisième tour » de l’élection présidentielle. Dans une résolution adoptée à l’issue de ce débat, l’Assemblée considère qu’il « existe des raisons de douter sérieusement que les résultats reflètent pleinement la volonté des électeurs ukrainiens » alors que la Mission internationale d’observation des élections (MIOE) a notamment estimé que « lors du second tour, les autorités de l’État et la Commission électorale centrale ont fait preuve d’un manque de volonté de conduire des élections vraiment démocratiques ».
L’Assemblée « demande de toute urgence aux autorités ukrainiennes de revoir avec l’ODIHR, Bureau des institutions démocratiques et des droits de l’homme de l’
OSCE, la loi électorale et le processus électoral et « à toutes les parties de faire ce qui est leur pouvoir pour remédier aux conséquences des irrégularités présumées dont les élections présidentielles ont été entachées ».
L’Assemblée a en outre exprimé son soutien aux efforts de médiation internationaux et particulièrement à la mission de Javier Solana, Secrétaire général de l’
UEO et Haut représentant de l’
UE pour la
PESC, qui s’efforce de « convaincre les différentes parties en Ukraine de la nécessité de parvenir à un compromis afin que le gouvernement examine les réformes à entreprendre pour permettre à l’Ukraine de rester un État viable et démocratique ».