Paris, le 1er décembre – M. Stef Goris (Belgique, Groupe libéral), nouveau Président de l’Assemblée de l’
UEO, a appelé mercredi cette dernière à « contribuer au développement d’un climat de confiance et de coopération entre l’Union européenne et l’
OTAN ».
Dans un discours prononcé juste après son élection, M. Goris a souligné que dans la mesure où l’Assemblée de l’
UEO « accueille tous les parlements des pays membres de l’
OTAN non membres de l’Union européenne et tous les parlements membres de l’Union européenne non membres de l’
OTAN, elle est bien placée pour établir des passerelles entre l’approche européenne et l’approche transatlantique ». « Seule à avoir des contacts réguliers avec le
COPS et le Conseil de l’Atlantique nord », l’Assemblée « peut contribuer au développement d’un climat de confiance et de coopération entre l’Union européenne et l’
OTAN » en agissant « sur la base du seul Traité européen qui inclut cet aspect important de la coopération transatlantique », a t-il ajouté.
Selon M. Goris, les événements récents en Europe de l’Est et plus particulièrement en Ukraine doivent amener l’Assemblée à « accorder une attention particulière aux problèmes consistant à donner corps à un nouveau voisinage, tel qu’il est envisagé dans la Stratégie européenne de sécurité ». Il s’agit de « donner une conception claire sur la finalité de ce voisinage » en ce qui concerne « non seulement l’Ukraine, mais aussi les problèmes non résolus de la Moldavie, l’évolution de la situation au Belarus, et bien sûr nos relations avec la Russie », a t-il ajouté. L’Assemblée de l’
UEO devrait « utiliser tous les moyens appropriés pour développer et renforcer le dialogue avec les parlementaires de ces pays » en se présentant en sa qualité d’Assemblée interparlementaire, de « forum privilégié du dialogue entre représentants des parlements nationaux », a estimé M. Goris, qui souhaite qu’une « démarche similaire soit entreprise avec les pays de la région méditerranéenne ».
Le Président de l’Assemblée a enfin émis le voeu que soient réparées les « conséquences politiques graves » produites par « une omission majeure des gouvernements lors du transfert de la plupart des fonctions opérationnelles de l’
UEO à l’Union européenne ». « Avec le Traité de Nice », a-t-il rappelé, les gouvernements ont coupé les liens institutionnels établis entre l’
UEO et l’
UE par le Traité de Maastricht, qui avait fait de l’
UEO et de son Assemblée une partie intégrante du développement de l’
UE. « En même temps, ils ont laissé entier le problème de la dimension parlementaire » et « le problème du déficit démocratique qui en résulte n’est toujours pas résolu, les dispositions prévues par le Traité constitutionnel et ses protocoles n’y remédiant pas non plus ». M. Goris a estimé « qu’avec un peu de bonne volonté, les conséquences de ce déficit pourraient être facilement surmontées ». « Il conviendrait en premier lieu que le Conseil fasse pleinement usage des possibilités que lui donne l’article IX du Traité de Bruxelles modifié, notamment par le truchement de sa présidence, d’informer les parlementaires membres de cette Assemblée et de dialoguer ».