Paris, le 2 décembre – L'Assemblée de l'
UEO s'est prononcée mercredi en faveur d'un « new deal », dans les relations transatlantiques en matière de sécurité, qui permette une coopération renforcée entre Européens et Américains, avec « pour terrains d'expérimentations concrètes l'Irak, l'Afghanistan et l'Iran, mais aussi le conflit israélo-palestinien, la lutte contre le terrorisme et la prolifération d'armes de destruction massive ».
Présentant, au nom de la Commission politique, un rapport sur « Les nouveaux défis pour la coopération transatlantique en matière de sécurité », qui s'appuie notamment sur des entretiens réalisés aux États-Unis (cf Communiqué de presse N°21 du 9 septembre 2004), Mme Elsa Papadimitriou (Grèce, Groupe fédéré) a rappelé que les divergences sur l'Irak ont suscité à Washington « des craintes face à une montée d'anti-américanisme dans les opinions publiques européennes » et qu'il est donc nécessaire de convaincre les Américains que « des pays peuvent être leurs alliés et leurs amis sans pour autant adhérer à toutes les décisions politiques de l'administration américaine ». C'est pourquoi, selon l'Assemblée, l'Europe doit s'engager « à coopérer avec la nouvelle administration Bush » de manière bilatérale, mais aussi « au sein des organisations multilatérales comme l'
OTAN », qui « reste le principal forum de consultation transatlantique ».
Pour l'Assemblée de l'
UEO, un « lien transatlantique consolidé et adapté aux nouveaux défis pourrait être un formidable moteur d'action en faveur de la sécurité » d'un monde multipolaire alors qu'émergent de nouvelles puissances mondiales comme la Chine et l'Inde. Mais, ajoute l'Assemblée, « ce lien ne pourra se développer que par le biais de politiques et d'actions concertées basées sur une stratégie commune » qui « préserve l'
OTAN comme principal forum de sécurité et de défense entre les Américains et les Européens ». Cela suppose, estime le rapport, que « les alliés donnent à l'
OTAN les moyens de ses ambitions » et que « réciproquement, les États-Unis acceptent une Europe stratégiquement autonome, capable d'agir avec eux mais aussi parfois sans eux ».