Conférence interparlementaire de Saint-Pétersbourg commémorant le soixantième anniversaire de la fin de la Seconde guerre mondiale
Le Président Goris met en garde contre la montée du nationalisme chez les jeunes dans les pays européens et de la
CEI
Paris, 19 avril 2005. – En prenant la parole devant la conférence interparlementaire de Saint-Pétersbourg commémorant le soixantième anniversaire de la fin de la Seconde guerre mondiale, qui s’est tenue les 14 et 15 avril 2005 au siège de l’Assemblée interparlementaire de la
CEI (Communauté des Etats indépendants), le Président de l’Assemblée de l’
UEO, Stef Goris a déclaré que les pays européens et de la
CEI devaient faire face à un nationalisme croissant et excessif. Il a déploré le fait que « Certains jeunes agissent comme s’ils appartenaient à une race supérieure, exactement comme les nazis l’ont fait avant eux ». Il a invité les parlements et les gouvernements à encourager les jeunes à apprendre les langues, à leur donner la possibilité de voyager et de faire la connaissance de jeunes d’origines, de cultures et de religions différentes.
Dans son
discours, disponible sur le site web de l’Assemblée, le Président Goris a aussi souligné la volonté de l’Assemblée de poursuivre le « dialogue de fond sur les questions de sécurité et de défense, y compris sur les aspects économiques de la sécurité » avec les membres de l’Assemblée de la
CEI. En évoquant le rôle de plus en plus important des activités de gestion de crise, il a affirmé devant un parterre d’environ 200 parlementaires des onze Etats membres (1) de l’Assemblée de la
CEI : « Je sais que l’industrie de la sécurité et de l’armement dans vos pays a le potentiel pour trouver des solutions aux besoins en capacités que nous partageons. L’
UE est désireuse d’impliquer des pays partenaires dans ses opérations. Je vous encourage donc à soumettre des propositions concrètes à Bruxelles sur les capacités dont vous disposez et qui pourraient, dans certaines conditions, être mises à disposition pour des opérations de gestion de crise ».
Le Président Goris a eu un entretien bilatéral avec le Président de l’Assemblée de la
CEI et du Conseil de la Fédération de Russie, Sergueï Mironov, pendant lequel les perspectives futures de coopération entre les deux Assemblées ont été discutées.
A leur demande, le Président Goris a également rencontré le Président de l’Assemblée nationale d’Arménie, Artur Bagdasarian, qui a fait état de l’intérêt que le parlement arménien voue au rapprochement de ses relations avec l’Assemblée de l’
UEO, et avec Guenadi Novitski, Président de l’Assemblée nationale du Belarus.
Le Président Goris et Président Artur Bagdasarian
Pendant la réunion, le Président Goris a dit à M. Novitski que les élections parlementaires en Belarus n’avaient pas respecté les normes européennes et avaient conduit à une exclusion des candidats de l’opposition. Il a ajouté que l’
UE ne pouvait pas s’engager dans une coopération avec le Belarus tant qu’elle ne recevrait pas des autorités du pays un signal positif indiquant leur volonté d’appliquer les conditions minimales de démocratie dans le système politique du pays. Il a estimé que c’était de l’intérêt des citoyens du Belarus, qui ne devaient être tenus à l’écart de la famille européenne en raison de la politique de leur gouvernement.
Jean-Guy Branger parle au sujet de la prolifération des armes nucléaires
La conférence de deux jours incluait aussi une réunion conjointe du Comité des Présidents de l’Assemblée, des commissions pour les questions politiques, la coopération internationale, et la défense et la sécurité de l’Assemblée de la
CEI, et de la sous-commission des relations extérieures du Conseil de l’Europe qui a donné lieu a un débat très animé sur le terrorisme. Jean-Guy Branger (France, groupe fédéré), a fait une présentation sur la « Coopération en vue de limiter la prolifération des armes nucléaires et prévenir et éliminer les conséquences des catastrophes d’origine technique/technologique ».
Pedro Agramunt (Espagne, groupe fédéré), Président de la commission politique de l’Assemblée, a présidé un des trois groupes de discussion de la conférence. Celui ci s’est penché sur « L’importance de la coopération interparlementaire pour réagir aux futurs défis pour la sécurité internationale et la démocratie ». Le groupe de travail a adopté quatre amendements qui ont été annexés à la déclaration finale diffusée à la clôture de la conférence.
(1) Arménie, Azerbaïdjan, Belarus, Géorgie, Kazakhstan, Kirghizstan, Moldova, Russie, Tadjikistan, Ukraine et Ouzbékistan