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L’Assemblée recommande la prise de mesures pour combattre les armes de destruction massive et le nationalisme et pour réduire les divergences transatlantiques
Paris, le 13 juin 2005. – L’Assemblée de l’UEO a demandé à l’unanimité ce lundi que des mesures soient prises pour combler les lacunes de la Stratégie européenne de sécurité, adoptée par l’UE en décembre 2003, et faire face aux menaces qui pèsent sur la sécurité à l’échelle planétaire.
 
Le rapport présenté par Gerd Höfer (Allemagne, Groupe socialiste) au nom de la Commission politique et intitulé « La mise en œuvre de la Stratégie européenne de sécurité – Réponse au rapport annuel du Conseil » affirme que le rétablissement d’un consensus transatlantique « reste une condition fondamentale » de la mise en œuvre des objectifs européens en matière de sécurité, et exhorte à lever rapidement les obstacles au dialogue entre l’Union européenne et l’OTAN, à organiser des débats plus vastes sur les dangers de la renaissance d’un nationalisme militant dans certains pays et à redoubler d’efforts pour garantir le respect des accords visant à prévenir la prolifération des armes de destruction massive (ADM).
 
Présentant son rapport, M. Höfer a déclaré que l’UE « devra clarifier la nature de l’engagement préventif » que propose la Stratégie européenne de sécurité. Cet aspect est particulièrement important à la lumière de l’attitude de l’Iran, qui refuse le contrôle international de son programme nucléaire. L’UE doit élaborer une définition commune du terrorisme et s’efforcer d’aplanir ses « divergences substantielles » avec les Etats-Unis. Les relations transatlantiques « ne sont pas un exemple brillant de la réussite du multilatéralisme ». « Il est urgent d’identifier clairement les divergences sur le maintien de l’ordre international », a-t-il affirmé, ajoutant que la coopération avec la Russie était fondamentale.
 
Le rapport prône le maintien du Traité de Bruxelles modifié tant que l’UE n’aura pas de dispositions équivalentes et demande que tous les pays de l’UE également membres de l’OTAN y souscrivent. En outre, il dénonce l’envoi tardif du rapport annuel du Conseil des ministres de l’UEO et souligne que depuis que la gestion de crise a été transférée de l’UEO à l’Union européenne, il est devenu « de plus en plus difficile pour les parlements nationaux d’être informés collectivement » sur tout développement.
 
Intervenant dans le débat, Lord Judd (Royaume-Uni) a déclaré que l’Europe devait conserver son propre « centre d’analyse » et ne pas se contenter de critiquer, mais qu’elle devait agir, de façon musclée si nécessaire. La sécurité mondiale passe par un débat plus approfondi sur le désarmement, le contrôle des armements et le commerce des armes », a-t-il dit, ajoutant que « la menace la plus grave est le terrorisme mondial ». Il a fustigé également la Russie pour ses piètres performances en matière de droits de l’homme, son autoritarisme croissant et sa politique en Tchétchénie, « inacceptable et dangereuse car elle suscite le terrorisme ».

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