Mme Sliska, Premier Vice-Président de la Douma de Russie, reproche à l’
UE de ne pas avoir ratifié l’amendement au traité FCE
Paris, le 6 décembre – Lyubov K. Sliska, Premier Vice-Président de la Douma de Russie, a reproché à l’Union européenne de ne pas avoir ratifié l’amendement de 1999 au Traité sur les forces conventionnelles en Europe (FCE) de 1990.
Prenant la parole devant l’Assemblée de l’
UEO le 6 décembre, Mme Sliska a déclaré que la Russie était « préoccupée par une certaine stagnation du volet politico-militaire de la coopération européenne ». Elle a insisté sur le fait que l’amendement au Traité FCE n’était toujours pas, pour des raisons peu convaincantes, entré en vigueur, bien qu’il s’agisse d’un « accord essentiel pour la stabilité et la sécurité ». La Russie « a joué le rôle qui était le sien », a-t-elle affirmé. « Nous avons ratifié le Traité et attendons une réponse de nos partenaires, d’autant plus que les arrangements avec la Géorgie concernant la base russe ont rendu obsolètes les accords d’Istanbul conclus par l’
OTAN ».
Mme Sliska a souligné l’importance que la Russie attache aux « efforts déployés conjointement » avec l’
UE et l’
OTAN pour régler les problèmes généraux de sécurité. « Nous comprenons que seule une interaction des politiques extérieures avec l’
UE permettra d’éviter les affrontements à l’ère post-soviétique, où de nombreux pays orientent leur politique étrangère vers celle de l’
UE ».
Répondant aux questions des parlementaires, Mme Sliska a déclaré que la sécurité devait être garantie dans la région de la mer Noire, que le retrait de toutes les troupes russes était prévu d’ici 2008, que les négociations avec l’Iran à propos allaient se dérouler en Russie en vue de s’assurer du caractère purement civil du programme nucléaire iranien et que la Russie avait toujours établi une coopération bilatérale sur un pied d’égalité. A propos de la Pologne, elle a indiqué qu’il fallait renoncer aux attitudes passées afin de construire des relations de bon voisinage s’appuyant sur une histoire commune.
Elle a nié que la Russie souffre d’un quelconque manque de liberté, qu’il s’agisse de la liberté d’opinion ou de la presse, déclarant au contraire que les médias y étaient « bien plus libres » que dans les pays de l’
UE et qu’il était permis de critiquer le gouvernement à tous les niveaux, en remontant jusqu’au Président.
www.assemblee-ueo.euAESD - Service Presse et Information - 43, avenue du Président Wilson – 75775 Paris Cedex 16 – France
Tél. 00.33.1.53.67.22.00 – Fax 0033.1.53.67.22.01 - email :
press@assembly.weu.int (Si souhaitez modifier vos coordonnées dans nos listes d’envoi, veuillez appeler le 0033.1.53.67.24.79)