Paris, le 6 décembre – Vlado Buckovski, Premier ministre de l’ancienne République yougoslave de Macédoine, a exprimé l’espoir, le 6 décembre, que son pays (ainsi que l’Albanie et la Croatie) devienne membre de l’
OTAN d’ici 2008 et de l’Union européenne (
UE) d’ici 2011 ou 2012.
Prenant la parole devant l’Assemblée de l’
UEO, il a déclaré que l’adhésion à l’
OTAN renforcerait la stabilité dans les Balkans, contribuerait à lutter contre le crime organisé et entraînerait la prise de mesures plus efficaces pour rétablir la stabilité au Kosovo. Il espère aussi que la Bulgarie, la Roumanie, l’Albanie et tous les autres Etats de l’ancienne Yougoslavie adhéreront à terme à l’
UE.
Soulignant les efforts déployés par son pays pour établir une société multiethnique, le Premier ministre a dit que son gouvernement pourrait jouer « un rôle modeste, mais constructif, permettant de déboucher sur un statut définitif pour le Kosovo, (qui) devrait être plus fort que l’autonomie, sans aller jusqu’à l’indépendance ».
Répondant à une question sur les droits des minorités, M. Buckovski a expliqué que chaque groupe ethnique était représenté dans les administrations nationales et municipales, la police et l’armée. L’usage des différentes langues maternelles est également respecté. Le gouvernement met tout en œuvre pour améliorer l’économie : il a signé plus de quinze accords de libre-échange et considère avec optimisme le potentiel représenté par les investissements étrangers.
Dans son discours, M. Buckovski a noté que l’ancienne République yougoslave de Macédoine devait recevoir le statut de candidat à l’adhésion à l’
UE lors du Conseil européen des 15 et 16 décembre. « Cela permettra d’envoyer à la région un signal encore plus fort, montrant que la perspective européenne est la seule possible ». Il a ajouté que la coopération avec l’Assemblée de l’
UEO devait être intensifiée car le rôle de cette instance parlementaire prend de plus en plus d’importance. « Etant donné que les dispositions en matière de défense collective (contenues dans le Traité constitutionnel de l’
UE) ne sont pas obligatoires, le maintien en vigueur du Traité de Bruxelles modifié que recommande l’Assemblée de l’
UEO n’est en que plus pertinent », a-t-il dit. « Il est clair que la politique européenne de sécurité et de défense tire sa véritable légitimité de l’Assemblée de l’
UEO. »
M. Buckovski a abordé également d’autres sujets tels que la nécessité pour les forces de la
KFOR de rester au Kosovo tant qu’un accord politique définitif n’aura pas été conclu et qu’on ne sera pas parvenu à un consensus transatlantique, condition essentielle de la réalisation des objectifs de sécurité européenne. Il a souligné également la détermination de son gouvernement à poursuivre ses réformes internes en établissant un système judiciaire indépendant.