Althea, symbole d’une PESD réussie
Paris, le 20 juin 2006 – L’Assemblée de l’UEO a souhaité ce mardi que l’opinion publique européenne soit mieux informée du succès de l’opération Althea en Bosnie-Herzégovine, qui témoigne des progrès réalisés par la PESD dans ses missions de sécurité et de stabilisation.
Sur la base d’un rapport sur « L’opinion publique et Althea : un an après » élaboré par M. Milos Budin (Italie, Groupe socialiste) pour la Commission pour les relations parlementaires et publiques, l’Assemblée a recommandé « de rendre plus claires et accessibles au grand public » les informations relatives aux opérations militaires européennes à l’étranger « ainsi qu’aux résultats concrets en matières de reconstruction des institutions civiles des pays concernés ». Lancée en juillet 2004 par le Conseil européen, l’opération Althea de l’EUFOR réunit actuellement 6 200 hommes de 22 Etats membres et de 11 Etats contributeurs non membres de l’UE, auxquels s’ajoutent les 500 personnes de l’Unité de police intégrée (UPI) à Sarajevo.
Présentant ce rapport au nom de M. Budin (récemment nommé Vice-ministre chargé des affaires européennes dans le nouveau gouvernement italien), Lord Burlison (Royaume-Uni, Groupe socialiste) a rappelé « qu’au-delà d’un succès militaire, l’opération Althea fournit le test probant d’une PESD opérationnelle » permettant d’apporter la sécurité et la stabilité. Il a rappelé que les missions d’Althea incluaient également une coopération avec le Tribunal pénal international pour l’ex-Yougoslavie (TPIY) afin de rechercher, d’arrêter et de livrer les personnes faisant l’objet de poursuites pour crimes de guerre.
Les enquêtes d’opinion, a-t-il ajouté, ont démontré que la population de Bosnie-Herzégovine considère Althea comme un « instrument indispensable pour apporter sécurité et stabilité », mais aussi comme un moyen d’engendrer des progrès « en matière d’éducation, d’emploi, de visas et finalement d’intégration au sein des institutions européennes ». « Il convient de se réjouir du succès remporté par la mission Althea sur le plan militaire, mais il faudrait en complément faire l’effort d’expliquer et de démontrer son rôle dans la stabilisation du pays et son acceptation des règles de la démocratie. Il ne faudrait pas manquer l’occasion de placer la PESD au cœur du problème, de souligner que la sécurité est la condition indispensable à tout progrès politique et économique et que seule une Europe sûre pourra réussir son élargissement », souligne le rapport.