L’Assemblée de l’UEO soutient la Force de gendarmerie européenne
Paris, le 22 juin 2006 – L’Assemblée de l’UEO demande à ses pays membres, en tant que membres de l’Union européenne et de l’OTAN, de faire connaître la Force de gendarmerie européenne (FGE), qui a été créée par cinq pays membres de l’UE – la France, l’Italie, les Pays-Bas, le Portugal et l’Espagne – et doit entrer en phase opérationnelle cette année.
Le rapport intitulé « Le rôle de la Force de gendarmerie européenne », élaboré par la Commission de défense, invite les Etats européens à prendre pleinement conscience « de la mise en place de la Force de gendarmerie européenne et de ses activités, et de son potentiel à jouer un rôle positif dans les opérations de gestion des crises ».
Suppléant la Baroness Taylor of Bolton (Royaume-Uni, Groupe socialiste), rapporteure, pour la présentation du rapport, M. Robert Walter (Royaume-Uni, Groupe fédéré), président de la commission, a déclaré que l’objectif visé était d’accroître la prise de conscience par les pays membres du potentiel de la FGE sans toutefois leur donner d’instructions précises.
Il est proposé dans ce rapport, adopté à l’unanimité ce mercredi, que les déploiements de gendarmes soient suivis par les parlements nationaux et l’Assemblée de l’UEO et il est demandé de réfléchir à la mise en place d’un système de rotation afin de disposer en permanence de deux unités de gendarmerie intégrées (IGU) capables d’effectuer des missions de maîtrise de l’ordre public et autres missions de police.
Les cinq pays concernés se sont inspirés du modèle de l’Euroforce pour constituer la FGE (ou EUROGENDFOR), qu’ils mettront prioritairement à la disposition de l’UE. La mise au point d’un système commun de commandement, conduite des opérations et communications pour les opérations de la FGE est une des autres mesures suggérées par le rapport.