Pour un renforcement de la PESD
Paris, le 4 juin 2007 - L´Assemblée de l´UEO s´est félicitée ce lundi des progrès enregistrés par la politique européenne de sécurité et de défense (PESD), tout en insistant sur la nécessité de consacrer des « investissements substantiels sur les plans politique, opérationnel et institutionnel » afin de répondre aux nouveaux défis en matière de sécurité.
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Présentant un rapport sur « Les orientations futures de la PESD » rédigé à la suite de la Conférence tenue par l´Assemblée de l´UEO à Berlin en février dernier, M. Lluis Maria de Puig (Espagne, Groupe socialiste) a souligné qu´aujourd´hui, « l´UE n´est plus un nain politique ou opérationnel ». Avec seize opérations de PESD menées sur trois continents, dont dix sont encore en cours, la coopération avec des organisations internationales et régionales et la mise sur pied de structures et de capacités civilo-militaires, l´UE « s´impose progressivement comme un acteur mondial de la sécurité », a-t-il affirmé. M. de Puig a rappelé le « succès » enregistré par la mission EUFOR de soutien à la sécurité pendant le processus électoral en République démocratique du Congo et évoqué les préparatifs d´une nouvelle opération au Kosovo qui sera la « mission civile la plus importante jamais réalisée dans le cadre de la PESD avec un déploiement de 1 300 à 1 500 policiers, douaniers, juges ou procureurs ». |
Mentionnant les « défis nouveaux » comme « la sécurité humaine, la sécurité énergétique, le terrorisme et Internet », M. de Puig a appelé à une réforme en profondeur qui rompe avec les efforts essentiellement menés sous la bannière nationale. « Ensemble, les Européens consacrent deux tiers de ce que dépensent les Américains en matière de défense. Mais ils n´ont que 10% de leurs capacités. Tant que les conceptions et les efforts seront purement nationaux, la défense européenne ne va pas avancer ».
L´orateur a appelé à l´expression d´une « position commune européenne » sur les projets américains d´implantation d´un bouclier antimissile en Pologne et en République tchèque. « On constate que l´Europe est plus ou moins divisée. Rien n´est plus terrible qu´une Europe silencieuse. Ce silence symbolise la faiblesse de l´Europe », a-t-il dit.
Pour pouvoir se renforcer, la PESD a besoin que l´UE résolve ses problèmes institutionnels, a estimé M. de Puig, en souhaitant qu´un éventuel nouveau Traité « contienne une définition de la PESD au moins du même niveau que celle figurant dans le Traité constitutionnel ». L´orateur a notamment mentionné la désignation d´un ministre des affaires étrangères, l´instauration d´un service européen pour l´action extérieure et la mise en place d´un cadre juridique pour les coopérations renforcées. L´Assemblée a recommandé que « les membres de l´UE accordent la plus grande attention à la coopération interparlementaire et au contrôle parlementaire des questions relevant de la PESD dans la rédaction du nouveau Traité constitutionnel, en incluant les instances spécialisées existantes, telles que l´Assemblée de l´UEO, dans les discussions en cours ».
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