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L’UE doit redoubler d’efforts pour aider la Géorgie à réaliser ses réformes
Paris, le 3 décembre 2007 – L’Assemblée a déclaré ce lundi que l’Union européenne devait redoubler d’efforts pour aider la Géorgie à réaliser ses réformes sur la voie de la démocratie et de l’économie de marché, encourager la mise en place d’un nouveau partenariat avec la Russie et apporter un soutien financier et technique plus important à des projets menés dans les régions où vivent les populations abkhaze et ossète.

Présentant, au nom de la Commission politique, un rapport intitulé « La demande d’intégration dans les structures euro-atlantiques de la Géorgie », M. Pedro Agramunt Font de Mora (Espagne, Groupe fédéré) a indiqué que la Géorgie jouait un rôle important pour l’UE et qu’il appartenait à l’Europe de l’aider à trouver un équilibre dans ses relations avec la Russie et d’autres pays pour favoriser la stabilité et la prospérité.

Des divergences sont apparues au cours du débat sur la question de savoir si le règlement des « conflits gelés » à propos des prétentions de l’Abkhazie et de l’Ossétie à l’indépendance devait être le préalable à l’entrée de la Géorgie dans l’OTAN et l’UE. M. Robert Walter (Royaume-Uni, Groupe fédéré), membre de la commission, a estimé que l’Assemblée devait soutenir le pays dans son désir de préserver son intégrité territoriale et que la Russie devait respecter les objectifs du peuple géorgien, qui souhaite à long terme adhérer à l’OTAN et à l’UE. Mais il a incité à la prudence et a précisé qu’il ne fallait pas précipiter la marche vers l’adhésion aux structures euro-atlantiques. La Géorgie ne doit être admise ni à l’OTAN, avec à la clé, la protection offerte par son article 5, ni à l’UE « tant que la situation en Abkhazie et en Ossétie n’aura pas été réglée ».

Lord Russell-Johnston (Royaume-Uni, Groupe libéral) n’était pas de cet avis. Pour lui, les commentaires de M. Walter, laissant entendre « un jour peut-être, mais peut-être jamais » « n’aident pas beaucoup la Géorgie ». Les conflits gelés le sont depuis longtemps. Certes, les troubles récents ont entaché la réputation de la Géorgie et il y a eu provocation d’une part, réaction excessive de l’autre, a-t-il concédé. Mais « je pense que (le pays) est toujours sur la voie de la démocratie et que nous devons lui accorder notre soutien », a-t-il conclu.

Réfutant certains de ses arguments, le vice-président de la commission, Michael Hancock (Royaume-Uni, Groupe libéral) a déclaré que plusieurs membres avaient de sérieuses réserves à l’égard de la question des conflits gelés entre la Géorgie et la Russie. « Il n’y a pas de consensus entre nous », a-t-il dit. M. Hancock a qualifié les propos de Lord Russell-Johnston de « déplacés, pour ne pas dire irresponsables » et ajouté qu’il était « complètement surréaliste qu’un pays aussi grand que la Russie soit obsédé par un pays aussi petit que la Géorgie ». Il faut faire quelque chose pour « mettre un terme à cette obsession », a-t-il ajouté. La commission a admis qu’il faudrait du temps pour que la Géorgie remplisse les conditions pour adhérer à l’une ou l’autre organisation et qu’il était hors de question de songer à l’adhésion à l’UE tant que le pays n’aurait pas réglé la question de la « corruption endémique ».
 

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