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L’Assemblée préconise la simplification des statuts de ses membres pour améliorer son rôle « pivot » dans la PESD
Paris, le 4 décembre - L’Assemblée a voté ce mardi une directive préconisant la simplification des différents statuts de ses membres afin d’améliorer son rôle « pivot » au sein de la politique européenne de sécurité et de défense (PESD) après l’adoption par le Conseil européen du Traité modificatif de Lisbonne.
 
Présentant, au nom de la Commission politique, un rapport sur les incidences du Traité de Lisbonne sur la sécurité et la défense de l’Europe, le Président de l’Assemblée, M. Jean-Pierre Masseret (France, Groupe socialiste), a relevé que si « l’organisation institutionnelle n’est pas modifiée d’un iota, le Parlement européen acquiert, sur le plan politique, une capacité d’agir beaucoup plus marquée qu’auparavant ». Pour le Président Masseret, « le Parlement européen se saisira naturellement des nouvelles possibilités offertes », dont celles de « formuler des recommandations » et « de tenir deux débats annuels consacrés spécifiquement à la politique étrangère et de sécurité commune (PESC) et à la PESD ».
Considérant que cette évolution « peut avoir des conséquences sur les relations entre le Parlement européen et l’Assemblée », M. Masseret a préconisé que cette dernière assure « un rôle de médiation, d’intermédiaire entre les Parlements nationaux et le Parlement européen » où, a-t-il rappelé, les parlementaires nationaux ne peuvent pas s’exprimer en tant que tels. « C’est à nous de démontrer que ce support, ce pivot, ce point de passage qu’est l’Assemblée reste indispensable si l’on veut réduire le déficit démocratique en matière de PESC et de PESD ».
L’Assemblée regrette à cet égard que le Traité de Lisbonne « ne prévoi[e] aucun mécanisme d’information et de consultation d’une instance permanente composée des représentants des Parlements nationaux », alors que « le Parlement européen est engagé dans une bataille pour étendre et définir ses propres compétences, notamment par rapport aux Parlements nationaux ».
 
Les simplifications prévues au sein de l’Assemblée réduiraient de sept à trois le nombre des statuts : les « membres » seraient « tous les Etats membres de l’UE », les « membres associés » seraient les pays européens « membres de l’OTAN et non membres de l’UE » et les « partenaires » seraient tous les autres pays européens. Cette réforme « pourrait donner un peu plus de poids aux missions de réflexion qui sont les nôtres », a estimé le Président Masseret.
 

Historique : L’Assemblée de l’UEO, l’unique assemblée interparlementaire européenne de la sécurité et de la défense, a été créée en 1954 par le Traité de Bruxelles modifié. Le traité comporte une clause de défense mutuelle inconditionnelle (article V) et établit un lien organique entre l’UEO et l’OTAN (article IV). Il a créé l’Assemblée, à laquelle quelque 40 pays européens envoient leurs représentants parlementaires. Ils incluent tous les pays membres de l’UE et les pays membres européens de l’OTAN ainsi que la Russie, l’Ukraine et les Etats des Balkans. L’Assemblée examine et soutient les activités intergouvernementales européennes dans tous les domaines de la sécurité et de la défense, y compris la coopération en matière d’armements. A la suite du transfert des activités opérationnelles de l’UEO à l’UE, l’Assemblée assume également la fonction de forum interparlementaire pour la politique européenne de sécurité et de défense (PESD) sur la base des instruments parlementaires prévus par le cadre juridique des traités.

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