Le soldat européen du futur en ordre dispersé
Paris, le 5 décembre – L’Assemblée a préconisé la poursuite des efforts de modernisation des armées de terre européennes par le biais des programmes de « soldat du futur », tout en leur donnant « une orientation européenne et une interopérabilité accrues ».
Dans un rapport sur « Le soldat du futur : initiatives européennes », présenté au nom de la Commission technique et aérospatiale par Mme Elvira Cortajena Iturrioz, l’Assemblée recense les programmes nationaux européens actuels dans ce domaine et elle estime qu’ils sont « déjà trop avancés pour aboutir à un programme européen commun ».
Les programmes « IdZ » (Allemagne), « COMFUT » (Espagne), « FELIN » (France), « FIST » (Royaume-Uni), « MARKUS » (Suède) et les autres, développés notamment en Italie, en Norvège ou aux Pays-Bas, ont certes en commun d’offrir à l’infanterie toutes les technologies de pointe pour une approche « réseau-centrée des opérations militaires ». Mais ils ont aussi pour particularité d’être conçus, développés et financés sur des plans strictement nationaux avec des calendriers et des formats de mise en service différents.
L’Assemblée souhaite que l’UE se donne les moyens de « faire converger à terme les prochaines modernisations » destinées à équiper un soldat du futur qui serait alors véritablement « européen ». Elle considère comme « un signe encourageant » le fait que « les Etats européens se sont regroupés autour d’un programme de protection des forces dont le suivi a été confié à l’Agence européenne de défense (AED) ». « Ce n’est pas le soldat du futur européen qui en sortira à court terme, mais c’est un pas essentiel vers une plus grande harmonisation », note le rapport.