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Séminaire de l’Assemblée à Athènes sur
« la surveillance maritime européenne »
 
Paris, le 11 mai 2010 – A l’invitation du Président du Parlement hellénique, M. Philippos PETSALNIKOS, l’Assemblée européenne de sécurité et de défense (AESD) a tenu un séminaire à Athènes sur « la surveillance maritime européenne ». Ce séminaire s’est déroulé, les 10 et 11 mai, sous la présidence de M. Konstantinos VRETTOS (Grèce, Groupe socialiste), président de la Commission des affaires étrangères et de la défense nationale du parlement et de M. Doug HENDERSON, membre de la Chambre des communes (Royaume-Uni, Groupe socialiste), président de la Commission de défense de l’AESD.

M. Michalis CHRYSOHOIDIS, Ministre chargé de la protection des citoyens, a souligné les efforts que le pays a effectués dans ce domaine. La surveillance des frontières maritimes est une tâche très importante dans ce contexte régional complexe, notamment en matière d’immigration clandestine et de trafics divers de drogues, d’armes, etc. La Grèce est un pays de transit vers d’autres Etats d’Europe centrale et occidentale. Les forces de police et les garde-frontières sont mobilisés en permanence pour surveiller les frontières maritimes et terrestres et permettre à la Grèce d’assumer sa part de responsabilité dans les politiques européennes de contrôle des frontières de l’Union.

Au cours de la première séance, « La situation maritime : risques et menaces – les besoins de surveillance », M. Efthymios MITROPOULOS, Secrétaire général de l’Organisation maritime internationale (OMI), a montré l’importance du phénomène de la piraterie maritime à l’échelle mondiale et le rôle de l’OMI dans ce domaine.

M. Carlos MARTIN, pour Fabrizia BENINI, Chef de l’Unité pour la Méditerranée et la Mer Noire, DG MARE, a exposé les efforts de l’UE pour mettre en place une politique intégrée de surveillance maritime et le Conseiller de défense de l’Assemblée a rappelé la grave question de l’immigration illégale par voie maritime et l’effort de l’UE par le biais de son Agence FRONTEX (Agence européenne pour la gestion de la coopération opérationnelle aux frontières extérieures des Etats membres de l’UE) pour coordonner l’action des Etats membres et améliorer l’utilisation des outils de surveillance aux frontières de l’UE.

La deuxième séance a permis de rappeler les nombreuses initiatives de l’Union européenne dans le domaine de la surveillance maritime.

Le Vice-amiral Patrick HEBRARD a rappelé les conclusions du rapport de la « Wise pen Team » de l’Agence européenne de défense :
- L’approche privilégiée est régionale. Il faut bien sûr un réseau d’information (transmissions de données) commun et global, mais il doit permettre un grossissement local de l’image pour des opérations au niveau régional,
- Une mise en place progressive doit viser à permettre l’échange de données entre les centres de coordination maritime nationaux (National Maritime Coordination Centres – NMCC) pour, dans une phase finale, permettre au Centre de coordination régional d’assumer un rôle prédominant en la matière,
- Toute amélioration de la surveillance maritime dépend de l’attitude de tous vis-à-vis du partage de l’information : il ne suffit pas de savoir, encore faut-il partager.

M. Willem DE RUITER, Directeur de l’Agence européenne de sécurité maritime, a exposé le rôle de cette agence et notamment la mise en place d’un système de surveillance et d’information basé sur trois systèmes complémentaires : Safe SeaNet, Long Range Identification and Tracking et Clean Sea Net. Le but est de les intégrer dans un système unique, le STIRES (SafeSeaNet Tracking Information Relay and Exchange System).

Enfin, le Vice-amiral Jean-Marie VAN HUFFEL, Directeur du projet pilote « BlueMassMed », a montré l’importance d’un projet pilote pour mettre en place un système de surveillance maritime au niveau européen dans les différents bassins régionaux.

La troisième séance étant consacrée au grave problème de la lutte contre la piraterie, M. Dimitrios PAPANDREOU, Conseiller politique pour les questions de sécurité internationale au ministère des affaires étrangères hellénique, a présenté le sujet en insistant sur la gravité et l’ampleur du phénomène. Il s’est félicité du rôle de coordination très important joué par l’Union européenne.

Le Général Giovanni MANIONE, du Secrétariat général du Conseil de l’UE, a expliqué tous les problèmes politiques et les relations de l’UE avec les pays de la zone du Golfe d’Aden / Corne de l’Afrique et mis en lumière les efforts de l’UE dans divers domaines pour aider la Somalie et les pays voisins. Il a insisté sur la question de l’aide au Kenya et du jugement des pirates sur le plan local.

Le Contre-amiral Bartolomé BAUZÁ, de l’Etat-major d’opération EU NAVFOR/ATALANTA à Northwood et le Commodore Antonios PAPAIOANNOU ont rappelé la mission ATALANTA et ses aspects opérationnels en insistant sur l’efficacité du dispositif, notamment grâce aux avions de patrouille maritime, et la bonne coopération avec les autres forces navales sur zone.

Le Contre-amiral Marc du BOUCHERON, du SHAPE, a exposé l’opération de l’OTAN « OCEAN SHIELD » (TF 508).

Au cours de la quatrième séance « Quel rôle pour les marines et administrations européennes ? », le Président du parlement hellénique, M. Philippos PETSALNIKOS, est venu lui-même insister sur l’importance de cette surveillance maritime et de la lutte contre la piraterie au niveau européen.

Puis le Contre-amiral Georges BOSSELUT, pour la France, et le Capitaine de vaisseau Francisco CHIAPPETTA, pour l’Italie, ont expliqué l’organisation adoptée par leurs pays respectifs pour la surveillance maritime et toutes les actions de l’Etat en mer (police, immigration, douanes, lutte contre la piraterie, etc.).

Lors de la dernière séance, les représentants de l’industrie sont venus expliquer l’implication des industriels pour la mise en œuvre des moyens nécessaires à la surveillance maritime.

Le Général Lennart KÄLLQVIST, du Groupe SAAB, a exposé la question des réseaux de transmissions de données qui couvrent toute la mer Baltique.

Le Contre-amiral Jean-Marie LHUISSIER a parlé de l’implication du Groupe THALES dans la réalisation des réseaux de surveillance maritime européens.

Le Contre-amiral Pierre-Yves LE BAIL, du Groupe EADS, a rappelé tous les projets de l’UE en cours dans le domaine de la surveillance maritime en faisant apparaître la complexité de la question due au grand nombre d’organismes concernés et à la nécessaire interopérabilité entre tous les systèmes existants pour obtenir une base de données unique et à jour.

Mme Nina-Louisa REMUSS, de l’Institut européen de politique spatiale (Vienne), a expliqué l’utilisation des ressources spatiales pour la surveillance maritime.

M. F. Javier BARCALA, du Groupe INDRA, a présenté le rôle et le développement des plates-formes aériennes sans pilote dans ce domaine.

M. Michel MOREL, du Groupe DCNS (Construction navale en France) a présenté les systèmes de surveillance de ce Groupe, qui travaille pour des projets de la Commission européenne, le but étant d’avoir des réseaux d’information capables de détecter des comportements anormaux.

En conclusion, M. Doug HENDERSON s’est félicité du rôle de l’AESD pour l’organisation de ce type de séminaire qui a permis un échange très riche sur cette importante question de la surveillance maritime.

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