Priorité à une « feuille de route » accompagnant la disparition de l’UEO
Paris, le 16 juin 2010 – La Belgique, présidente entrante de l’UE/UEO, considère comme une « priorité immédiate la rédaction d’une feuille de route » visant à préciser les conditions de fermeture de l’UEO et de l’AESD.
Intervenant au nom de la présidence belge, l’ambassadeur Walter STEVENS a estimé que « la feuille de route, proposée récemment avec la coopération de l’AESD en vue d’être débattue avec les Etats membres, servira de schéma à suivre ». « Le volet social constituera l’une des principales priorités. Nous avons le devoir de clarifier ce sujet pour le personnel de l’UEO. Il est dès lors primordial de s’y atteler d’urgence », a-t-il ajouté.
M. STEVENS a évoqué la « question politique cruciale que représente la poursuite du contrôle parlementaire de la PSDC » après la dissolution de l’AESD. Il a rappelé que lors de la prise de la décision de fermer l’UEO, le 31 mars dernier, les dix Etats membres de l’UEO/UE avaient reconnu la qualité du travail de l’Assemblée et sa contribution « substantielle » à l’élaboration d’une culture de défense et de sécurité en Europe.
De même, ces Etats ont « souligné l’importance d’un dialogue interparlementaire au sujet de la PSDC » et ils ont « encouragé à un approfondissement de ce dialogue », a ajouté l’ambassadeur. « Cela veut dire, et c’est très important, qu’il ne revient pas au Conseil de définir le rôle des parlementaires. Je sais que des idées et des projets circulent à cet égard. Nous attendons les conclusions de ce débat entre parlementaires. Et je suis convaincu que les gouvernements approuveront ces conclusions », a-t-il affirmé.
M. STEVENS a par ailleurs indiqué que la présidence belge prévoyait que « le Service européen pour l’action extérieure (SEAE) sera véritablement mis en place d’ici l’automne », rendant ainsi le Traité de Lisbonne « pleinement opérationnel ». Conformément au Traité de Lisbonne, a-t-il rappelé, « c’est la Haute représentante (Mme Catherine ASHTON) et son puissant moteur, le SEAE, qui sont supposés prendre les initiatives et déterminer les priorités de la PESC et de la PSDC ». « Dans ce contexte, la Belgique se conçoit comme étant au service de la Haute représentante. Nous souhaitons ainsi un SEAE pleinement fonctionnel dans les plus brefs délais », a-t-il précisé.