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L’Assemblée appelle l’UE à examiner d’urgence les conflits gelés en Europe
Paris, le 16 juin 2010 – L’Union européenne doit s’atteler de toute urgence à la question des conflits gelés en Europe si elle veut éviter que des hostilités éclatent à nouveau et que l’instabilité se propage davantage sur le continent, a déclaré Mike HANCOCK (Royaume-Uni, Groupe libéral).

Présentant un rapport intitulé « Les conflits gelés et la sécurité européenne » au nom de la Commission politique, il a souligné que tant que ces conflits ne seront pas réglés, « ils représenteront une menace grave pour la stabilité politique, économique et ethnique des pays environnants et indirectement pour la sécurité européenne – notamment par le biais du crime organisé et de la corruption qui ciblent les marchés européens depuis longtemps sans que rien n’ait été fait pour y remédier ».

Le rapport, qui est davantage un instantané de la situation actuelle qu’une réponse aux problèmes, selon M. HANCOCK, examine trois questions principales : les relations entre la Russie et la Géorgie depuis leur guerre d’août 2008, les tensions à propos du conflit sur le Haut-Karabakh opposant l’Arménie à l’Azerbaïdjan et la Transnistrie.

L’absence de perspective de règlement a « un effet déstabilisant sur l’ensemble de la région et met en question la capacité de l’UE à projeter efficacement sa politique étrangère ». Les hommes politiques doivent « se comporter en adultes et céder un peu de terrain. Aucun compromis n’est à exclure dès lors qu’il permet aux populations de retourner dans leur patrie, a dit M. HANCOCK. Il a lancé une mise en garde aux dirigeants politiques : si l’une de ces « poudrières (…) devient trop explosive », ils ne pourront pas prétendre qu’ils ne pouvaient anticiper les événements, comme ce fut le cas avec la guerre entre la Russie et la Géorgie en août 2008.

Le rapport recommande à l’UE de poursuivre le dialogue et les programmes régionaux en vue d’encourager la stabilité et de favoriser un climat propice au règlement des conflits. Il rappelle à la Russie ses engagements concernant la Mission de surveillance de l’UE en Géorgie et exige que les inspecteurs soient autorisés à accomplir leur tâche à l’intérieur des frontières administratives de l’Abkhazie et de l’Ossétie du Sud.

Le rapport demande aussi à l’UE d’approfondir le dialogue entre la Russie et la Géorgie, en particulier au sein de l’OSCE et du Conseil de l’Europe, et d’intensifier ses efforts afin de limiter les conséquences, sur le plan civil, du conflit d’août 2008. L’UE doit également continuer à soutenir les pays de la coprésidence du Groupe de Minsk – la France, la Russie et les Etats-Unis – et les encourage à persévérer dans leurs pourparlers sur les principes de Madrid afin de s’assurer que les négociations entre l’Arménie et l’Azerbaïdjan à propos du conflit du Haut-Karabakh restent sur la bonne voie. Le rapport suggère aussi d’explorer les possibilités de relance des négociations 5+2 (Moldova, OSCE, Russie, Transnistrie et Ukraine, avec les Etats-Unis et l’Union européenne, en tant qu’observateurs) sur la Transnistrie, placées sous l’égide de l’OSCE, en vue d’accélérer la détermination du statut final du territoire.

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